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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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239
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ACTK III, SCÈNE III.

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SCÈNE II.

BURRHUS.

Enfin, Burrhns, Néron découvre son génieCette férocité que tu croyais fléchirDe tes faibles liens est prête h saffranchir.

En quels excès peut-être elle va se répandre 1O dieux! en ce malheur quel conseil dois-je prendre?Sénèque, dont les soins me devraient soulager,

Occupé loin de Rome, ignore ce danger.

Mais quoi ! si, dAgrippine excitant la tendresse,

Je pouvais... Ea voici ; mon bonheur me ladresse.

SCÈNE III.

AGRIPPINE, BURRHUS, ALBINE.

AGttlPMNE-

Eh bien! je me trompais, Ilurrhus, dans mes soupçons?Et vous vous signalez par dillustres leçons !

On exile Pallas, dont le crime peut-êtreEst davoir à lempire élevé votre maître.

Vous le savez trop bien ; jamais, sans ses avis,

Claude, quil gouvernait, neût adopté mon fils.

Que dis-je? îi son épouse on donne une rivale;

On affranchit Néron de la foi conjugale :

Digne emploi dun ministre ennemi des flatteurs,

Choisi pour mettre un frein à ses jeunes ardeurs,

De les flatter lui-même, et nourrir dans son âmeLe mépris de sa mère et loubli de sa femme !

nmuums.

Madame, jusquici cest trop tôt maccuser.

Lemperenr na rien fait quon ne puisse excuser.Nimputez quà Pallas un exil nécessaire :

Son orgueil dès longtemps exigeait ce salaire ;

Et lempereur ne fait quaccomplir à regretCe que toute la cour demandait en secret.

Le reste est un malheur qui nest point sans ressource :Des larmes dOctavie on peut tarir la source.

Mais calmez vos transports. Par un chemin plus doux