ACTK III, SCÈNE III.
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SCÈNE II.
BURRHUS.
Enfin, Burrhns, Néron découvre son génieCette férocité que tu croyais fléchirDe tes faibles liens est prête h s’affranchir.
En quels excès peut-être elle va se répandre 1O dieux! en ce malheur quel conseil dois-je prendre?Sénèque, dont les soins me devraient soulager,
Occupé loin de Rome, ignore ce danger.
Mais quoi ! si, d’Agrippine excitant la tendresse,
Je pouvais... Ea voici ; mon bonheur me l’adresse.
SCÈNE III.
AGRIPPINE, BURRHUS, ALBINE.
AGttlPMNE-
Eh bien! je me trompais, Ilurrhus, dans mes soupçons?Et vous vous signalez par d’illustres leçons !
On exile Pallas, dont le crime peut-êtreEst d’avoir à l’empire élevé votre maître.
Vous le savez trop bien ; jamais, sans ses avis,
Claude, qu’il gouvernait, n’eût adopté mon fils.
Que dis-je? îi son épouse on donne une rivale;
On affranchit Néron de la foi conjugale :
Digne emploi d’un ministre ennemi des flatteurs,
Choisi pour mettre un frein à ses jeunes ardeurs,
De les flatter lui-même, et nourrir dans son âmeLe mépris de sa mère et l’oubli de sa femme !
nmuums.
Madame, jusqu’ici c’est trop tôt m’accuser.
L’emperenr n’a rien fait qu’on ne puisse excuser.N’imputez qu’à Pallas un exil nécessaire :
Son orgueil dès longtemps exigeait ce salaire ;
Et l’empereur ne fait qu’accomplir à regretCe que toute la cour demandait en secret.
Le reste est un malheur qui n’est point sans ressource :Des larmes d’Octavie on peut tarir la source.
Mais calmez vos transports. Par un chemin plus doux