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Théâtre complet de J. Racine
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ACTE NI, SCÈNE I.

SCÈNE VIII.

NÉRON, NARCISSE.

NÉRON.

Eli liien I de leur amour tu vois la violence,

Narcisse; elle a paru jusque dans son silence.

Elle aime mon rival, je ne puis lignorer ;

Mais je mettrai ma joie à le désespérer.

Je me fais de sa peine une image charmante :

Et je lai vu douter du cœur de son amante.

Je la suis. Mon rival tattend pour éclater :

Par de nouveaux soupçons va, cours le tourmenter;Et, tandis quà mes yeux on le pleure, on ladore,Fais-lui payer bien cher un bonheur quil ignore.

NARCISSE, seul.

La fortune tappelle une seconde fois,

Narcisse ; voudrais-tu résister à sa voix ?

Suivons jusques au bout ses ordres favorables,

Et, pour nous rendre heureux, perdons les misérables.

ACTE TROISIÈME.

SCÈNE I.

NÉRON, BURRHUS.

RURRIIUS.

lallas obéira, seigneur.

NÉRON.

Et de quel œil

Ma mère a-t-elle vu confondre son orgueil?

BURRHUS.

Ne doutez point, seigneur, que ce coup ne la frappe,Quen reproches bientôt sa douleur ne séchappe.

Ses transports dès longtemps commencent déclaler ;A dinutiles cris puissent-ils sarrêter 1

NÉRON.

Quoi ! de quelque dessein la croyez-vous capable?