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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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236
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I1RITANNICUS.

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Quest devenu ce cœur qui me jurait toujoursDe faire h Néron même envier nos amours?

Mais bannissez, madame, une inutile crainte :

La foi dans tous les cœurs nest pas encore éteinte;Chacun semble des yeux approuver mon courroux;La mère de Néron se déclare pour nous.

Home, de sa conduite elle-même offensée....

JUNIE.

Ali seigneur ! vous parlez contre votre pensée.Vous-même, vous mavez avoué mille foisQue Rome le louait dune commune voix :

Toujours h sa vertu vous rendiez quelque hommage.Sans doute la douleur vous dicte ce langage.

BRITANNICUS.

Ce discours me surprend, il le faut avouer :

Je ne vous cherchais pas pour lentendre louer.

Quoi ! pour vous confier la douleur qui maccable,

A peine je dérobe un moment favorable;

Kt ce moment si cher, madame, est consuméA louer lennemi dont je suis opprimé !

Qui vous rend è vous-même, en un jour, si contraireQuoi ! même vos regards ont appris à se taire ?

Que vois-je? vous craignez de rencontrer mes yeux '.Néron vous plairait-il? vous serais-je odieux?

Ah ! si je le croyais !... Au nom des dieux, madame,Éclaircissez le trouble vous jetez mon ime.

Parlez. Ne suis-je plus dans votre souvenir?

JUNIE.

Retirez-vous, seigneur ; lempereur va venir.

BRITANNICES.

Après ce coup, Narcisse, à qui dois-je mattendre?

SCÈNE VII.

NÉRON, JUNIE, NARCISSE.

NÉRON.

Madame...

JENIE.

Non, seigneur, je ne puis rien entendre.Vous êtes obéi. Laissez couler du moinsDes larmes dont ses yeux ne seront pas témoins.