ACTE 111, SCÈNE II.
C’est ma mère, et je veux ienorer ses caprices.
Mais je ne prétends plus ignorer ni souffrirI.e ministre insolent qui les ose nourrir,l’allas (le ses conseils empoisonne ma mère ;
Il séduit chaque jour Uritanniciis mon frère :lis l’écoutent tout seul ; et qui suivrait leurs pasLes trouverait peut-être assemblés chez l’allas.
C’en est trop. De tous (leux il faut que je l’écarte.Pour la dernière fois, qu’il s’éloigne, qu’il parte ;
Je le veux, je l’ordonne : et que la lin (lu jourNe le retrouve pas dans Home ou dans ma cour.Allez : cet ordre importe au salut de l’empire.
(aux gardes.)
Vous, Narcisse, approchez. Et vous, qu’on se retire.
SCÈNE n.
NÉRON, NARCISSE.
NARCISSE.
Grâces aux dieux, seigneur, Junie entre vos mainsVous assure aujourd’hui du reste des Romains.
Vos ennemis, déchus de leur vaine espérance,Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissance.Mais que vois-je? vous-même, inquiet, étonné,Plus que Rritannicus paraissez consterné.
Que présage à mes yeux cette tristesse obscure,
Et ces sombres regards errants à l’aventure?
Tout vous rit : la fortune obéit à vos vœux.
NÉRON.
Narcisse, c’en est fait, Néron est amoureux.
NARCISSE.
Vous ?
NÉRON.
Depuis un moment, mais pour toute ma vie.J’aime, que dis-je, aimer? j’idoliUre Junie.
NARCISSE.
Vous l’aimez?
NERON.
Excité d’un désir curieux,Celie nuit je l’ai vue arriver en ces lieux,
225