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ACTE III, SCÈNE I.
PYRRHCS.
Moi, l’aimer? une ingrate
Qui me liait d’autant plus que mon amour la flatte ?Sans parents, sans amis, sans espoir que sur moi ?Je puis perdre son fils, peut-être je le doi;Étrangère... que dis-je? esclave dans l’Épire,
Je lui donne son fils, mon ilme, mon empire :
Et je ne puis gagner dans son perfide cœurD’autre rang que celui de son persécuteur?
Non, non, je l’ai juré, ma vengeance est certaine ;
Il faut bien une fois justifier sa haine :
J’abandonne son fils... Que de pleurs vont couler !
De quel nom sa douleur me va-t-elle appeler !
Quel spectacle pour elle aujourd’hui se dispose !
Elle en mourra, Phoenix ; et j’en serai la cause :C’est lui mettre moi-même un poignard dans le sein.
PHOENIX.
Et pourquoi donc en faire éclater le dessein ?
Que ne consultiez-vous tantôt votre faiblesse?
PYRRHUS.
Je t’entends. Mais excuse un reste de tendresse.Crains-tu pour ma colère un si faible combat?
D’un amour qui s’éteint c’est le dernier éclat.
Allons. A tes conseils, Pliœnix, je m’abandonne.Faut-il livrer son fils ? faut-il voir Hermione?
PHOENIX.
Oui, voyez-Ià, seigneur; et par des vœux soumisProtestez-lui...
PYRRHUS.
Faisons tout ce que j’ai promis.
ACTE TROISIÈME.
SCÈNE I.
ORESTE, PYLADE.
PYI.A0E.
Modérez donc, seigneur, cette fureur extrême :