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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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56
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Il

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50 LES FRÈRES ENNEMIS.

Ordonnez seulement ce quil fout que je fasse :

Je suis prêt...

ANTIGONE, on sen allant.

Nous Terrons.

CRÉON, la suivant.

Jattends vos lois ici.

ANTIGONE, en sen allant.

Attendez.

SCÈNE IV.

CRÉON, ATTÀLE, gardes.

ATTALE.

Son courroux serait-il adouci ?

Croyez-vous la fléchir?

CRÉON.

Oui, oui, mon cher Attale :

Il nest point de fortune à mon bonheur égale;

Et tu vas voir en moi, dans ce jour fortuné,Lambitieux au trône, et lamant couronné.

Je demandais au ciel la princesse et le trône;

Il me donne le sceptre, et maccorde Antigone.

Pour couronner ma tête et ma flamme en ce jour,

11 arme en ma faveur et la haine et lamour :

U allume pour moi deux passions contraires ;

II attendrit la sœur, il endurcit les frères;

Il aigrit leur courroux, il fléchit sa rigueur,

Et mouvre en même temps et leur trône et son cœur.

ATTALE.

Il est vrai, vous avez toute chose prospère,lit vous seriez heureux si vous nétiez point père.Lamlution, lamour, nont rien à désirer ;

Mais, seigneur, la nature a beaucoup à pleurer.

En perdant vos deux fils...

CRÉON.

Oui, leur perte mafflige :Je sais ce que de moi le rang de pèro exige ;

Je létais. Mais surtout jétais pour régner;

Et je perds beaucoup moins que je ne crois gagner.Le nom de père, Attale, est un titre vulgaire;

Cest un don que le ciel ne nous refuse guère :

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