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50 LES FRÈRES ENNEMIS.
Ordonnez seulement ce qu’il fout que je fasse :
Je suis prêt...
ANTIGONE, on s’en allant.
Nous Terrons.
CRÉON, la suivant.
J’attends vos lois ici.
ANTIGONE, en s’en allant.
Attendez.
SCÈNE IV.
CRÉON, ATTÀLE, gardes.
ATTALE.
Son courroux serait-il adouci ?
Croyez-vous la fléchir?
CRÉON.
Oui, oui, mon cher Attale :
Il n’est point de fortune à mon bonheur égale;
Et tu vas voir en moi, dans ce jour fortuné,L’ambitieux au trône, et l’amant couronné.
Je demandais au ciel la princesse et le trône;
Il me donne le sceptre, et m’accorde Antigone.
Pour couronner ma tête et ma flamme en ce jour,
11 arme en ma faveur et la haine et l’amour :
U allume pour moi deux passions contraires ;
II attendrit la sœur, il endurcit les frères;
Il aigrit leur courroux, il fléchit sa rigueur,
Et m’ouvre en même temps et leur trône et son cœur.
ATTALE.
Il est vrai, vous avez toute chose prospère,lit vous seriez heureux si vous n’étiez point père.L’amlution, l’amour, n’ont rien à désirer ;
Mais, seigneur, la nature a beaucoup à pleurer.
En perdant vos deux fils...
CRÉON.
Oui, leur perte m’afflige :Je sais ce que de moi le rang de pèro exige ;
Je l’étais. Mais surtout j’étais né pour régner;
Et je perds beaucoup moins que je ne crois gagner.Le nom de père, Attale, est un titre vulgaire;
C’est un don que le ciel ne nous refuse guère :
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