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2 (1784)
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406
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être exad, il ne faut évaluer ces dépenfesqu’à environ cent vingt-deux millions.

Mais la marine a auflî des troupes qu’ellefoudoye.

Cen’eft, peut-être, qu’à des officiers gé-néraux , éclairés par l’expérience & douésd’un excellent jugement, qu’il appartientd’avoir un avis raifonné fur les économiesdont le département de la guerre eft fufcep-tible. Il eft cependant une circonftance donton eft généralement frappé ; c’eft de lagrande différence qui exifte entre les dé-penfes militaires des premiers Souverainsd’Allemagne, & celles de la France. Onrapproche cette différence, du nombre ref-pedif de troupes entretenues par ces mêmespuiffances; & les hommes les moins inftruitsfe forment alors une idée confufe des amé-liorations , dont cette partie du fervice pu-blic eft fufceptible.

On auroit tort, cependant, de fonderuniquement fon jugement fur des compa-raifons pareilles : on fe formeroit de cette