Druckschrift 
2 (1784)
Entstehung
Seite
397
Einzelbild herunterladen
 

des Finances de la France. ^97

des comparaifons que naiflent les p ; éten-tions ; & quand la faveur influe fur lçs ré-compenl’es , les follicitations n’ont pointdeterme , puifqu’on compte alors, parmi lestitres , tous les droits qui manquent auxautres. Les diftindions qui rappellent l’idéedu mérite , excitent la plus falutaire ému-lation ; mais lorfqu’on voit ces faveurs ac-cordées à de foibles fervices, ou à de petitstalents, on croit au pouvoir du crédit &de l’intrigue , & chacun s’exerçant alorsdans cette voie, on donne à la pourfuitedes grâces, le tems qu’on devroit employerà les mériter. Quelquefois, j’en conviens,'les penfions, les grades, & les décorations,dont les Princes fe voient les difpenfateurs,reveillent en eux l’idée de leur grandeur ;& ils fe plaifent alors, à étaler cette efpecede magnificence; mais l’impreffion que pro-duifent l’étendue & la multiplicité de cesdons, eft bien propre à les avertir, que ledifcernement, autant que la puiflance , re-haulfe le prix des bienfaits. La mefure dans