des Finances de la France. 395-
teroit : l’attachement aux réglés, commetoutes les idées morales, n’a qu’un degréde force ; & fl l’on veut, dans les monar-chies , que l’ordre ferve de défenfe , il nefaut pas l’expofer à de trop fortes attaques.
Cependant, pour affurer autant qu’il eftpoflîble , l’obfervation de la réglé qu’onauroit établie, il faudroit rappeller l’efpritdes lettres-patentes de 1778, & défendre àla Chambre, d’admettre dans les comptes dugarde du tréfor royal, aucun article au-delàdu capital fixé pour les grâces nouvelles ;& cette difpofition feroit aujourd’hui d’au-tant plus facile à maintenir, que les pen-fions ne font plus acquittées qu’à une feule& même caifle. Je fais bien , cependant,que l’autorité peut en France, fe jouer ai-fément de toutes ces gênes; mais je douteque cela fe fit fous le régné du Roi, dontl’efprit d’ordre & d’économie, feroit la meil-leure fauve-garde d’une pareille inftitutîon,lorfqu’une fois Sa Majelté l’auroit publique-ment approuvée.