des Finances de la France. 209
contrebande, & que le mot de réciprociténe fervit plus à légitimer des fpéculationspolitiques, abfolument contraires aux loixd’ordre, dont les Rois doivent être les fou-tiens (ij).
L’importation des bleds , comme leufexportation, ne peut raiibnnablement êtrealfujcttie à aucun droit ; elle a prefque tou-jours lieu dans les tems de cherté , & c’elïalors le peuple ouvrier qui foufïre : ainll unimpôt mis fur les fecours que le commerceétranger vient, apporter , feroit à la fois im-politique & barbare,
Les produits de la pêche étrangère, doi-vent être fournis à un droit prohibitif, afinde fayorifer celles des ports maritimes : c’elt
(13) Le droit, à l'importation des marchandiles des Indes & dela Chine , n’cft pas compris en entier parmi les droits de traitttfdonnés à bail à la ferme générale ; une partie eft recouvrée auprofit de la compagnie des Indes 4 mais le produit a étéfifoibie& fi incertain depuis quelques années , à caille de la guerre ,qu on n’en a pas fait une mention diftinéle dans le chapitre descontributions des peuples , & on l’a réuni à l’article des objetsd-ivers : cet induit, pendant la paix , & félon l’étendue ducommerce, pourra procurer un revenu important.
Tome IL O