des Finances de la France, igy
duftrie; la fupériorité qui tient à l’opinion,ne repofe pas fur des bafes immuables, &il eft prudent de n’en point abufer.
L’on a vu, qu’après les manufactures, l’ex-portation la plus confidérable , étoit celledes denrées des colonies ; elle compofe, eneffet, près du quart des envois de la France,dans les pays étrangers : cette exportationeft franche , mais elle fupporte indirectementle droit du domaine d’Occident : ce droitdiftind aujourd’hui de la ferme des traittes,s’exige à l’arrivée des denrées coloniales enFrance, & l’impofition s’élève, avec les nou-veaux fols pour livre, à cinq & un quartpour cent : c’eft beaucoup ; mais l’évalua-tion des marchandifes étant réglée avecmodération, le revenu que le Roi tire decette branche de commerce , iÉy porteravraifemblablement aucun préjudice. Cepen-dant , ü la culture s’étendoit, & que lesproductions vinffent à furpaffer la confom-mation actuelle de l’Europe , il feroit del’intérêt de l’État, de chercher à étendre