ï3S De l’Administration
d’autres erreurs ou orniffions moins impor-tantes , que j’ai cherché à corriger dans lesrecherches dont je me i’uis occupé ; mais ledétail en feroit trop étendu.
Cependant, avant de me livrer à un tra-vail particulier fur la balance du commerce,quelques réflexions générales , & abfolu-ment étrangères aux obfervations précéden-tes, m’avoient déjà conduit à penfer, que lesréfultats indiqués jufques à préfeut, étoientexagérés : en effet, j’arrive à peine à trou-ver une folde de foixante & dix millions, àl’avantage de la France , en prenant uneroute abfolument différente pour atteindreà la connoiflance de la vérité ; & c’elt ceque je vais tâcher de développer.
Une balance de commerce doit fe payerd’une maniéré ou d’une autre ; un Royaumecomme un particulier , cefferoit bientôt, devendre plus qu’il n’achete , fi l’on ne luipayoit pas la folde qui lui eft due. Si doncil étoit poflible d’afïilter au payement quis’en fait, ou d’acquérir , à cet égard , une