des Finances de la France.
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coûté dix fols par livre à la ferme; mais latrop grande difproportion entre les deux prix,tournoit au bénéfice du Roi. La différencen’eft plus aujourd’hui que de huit fols, & ce-pendant la ferme préféré encore de vendre letabac après l’avoir rappé : je crois donc qu’ilferoit convenable de rapprocher davantage lesconditions de ces deux formes de débit, afinqu’il n’y eut plus d’intérêt à préférer l’une àl’autre. L’ufage de vendre le tabac en corde,eftle plus ancien , & pendant long-tems onne s’en eft jamais écarté; l’expérience avoitmontré que cette méthode rendoit la contre-bande plus difficile : l’on remarque d’ailleurs,que malgré tous les foins qu’on apporte kla fabrication du tabac rappé, le mélanged’eau qui s’y trouve, nuit quelquefois à faconfervation, & l’on s’en eft plaint, fur-tout dans les provinces méridionales. L’opi-nion des fermiers généraux les plus inftruits,eft cependant partagée fur ces deux maniérésde débiter le tabac ; mais s’il n’y avoit plusd’avantage pécuniaire à le vendre rappé, jedoute que la controverfe fubliftât.