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2 (1784)
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106
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io6 De lAd minist rati on

Le Souverain, en permettant la libre cul-ture du tabac dans fon Royaume, ne feroitpas obligé , fans doute, de renoncer à touteefpece de revenu fur la production de cettedenrée ; mais le tribut que le cultivateur fe-roit obligé de payer, avant davoir été rem-bourfé de fes avances , ne pourrait jamaiségaler le bénéfice que le Roi tire dune ferme,dont les recouvrements nont lieu quà me-fure des confommations.

Cependant, dès que les tabacs cultivésdans le Royaume, fe trouveraient renchérispar un impôt confidérable, il faudrait, pouren favorifer le débit, mettre un droit en-core plus fort à lintroduélion du tabac étran-ger: mais cette précaution feroit infuffi-fante ; car ce neft quavec le fecours duprivilège exclufif dont la régie royale elt enpolfeflion, quelle peut réfifter aux effortsdes fraudeurs, & foutenir le prix du tabacdans une fi grande difproportion avec fa va-leur réelle.

Suppofons maintenant, quon voulut allier