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2 (1784)
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De l’A D M I N 1 S T R A T 3 O N

encore un retranchement, fur les autres frai»de régie à Paris & dans les provinces, quej’ai eftimé l’épargne totale à environ troismillions; je doute même qu’il fut polîibled’aller li loin. L’on peut cependant faireune objection : c’elt, dira-t-on , parce quele plan de réforme eft imparfait, que l’é-conomie n’eft pas plus confidérable ; car lil’on rendoit le commerce du fel abfolumentlibre dans toutes les provinces de gabelles,& qu’on fe contentât d’impofer un droitfur cette denrée à l’extraétion des maraisfalans , tous les frais d’achat , de voiture ,de magafins, de mefurage , & tous les ap-

bande, eft aujourd’hui compofé, comme on l’a déjà vu, deplus de vingt-trois mille hommes.

La dépenfe doit être de huit millions trois ou quatre centmille livres: mais ces brigades font employées, & à garantirtoutes les frontières du Royaume de la contrebande extérieure,& à s’oppofer à celle qui s’exerce de province à province. l'oitpour le fel, foit pour le tabac , foit pour les autres marchan-difes aiïujetties à des droits de pafTage. L’on voit donc, quel’uniformité du prix du fel, ne peut procurer que l’épargned’une partie des frais de garde ; mais l’économie s’étendroitplus loin, fi les autres difparités intérieutês, relatives au tabae& aux droits de traittes, fe trouvoient pareillement abolies.