Variétés. 353
jour , terme moyen , plus de seize mille francs ; noncompris ce qui est dépensé en rafraîcliissemens et enjeuxde toute espèce qui se paient à part dans les jardins pu-blics.
On assure que , d’après un relevé authentique , lénombre des lettres distribuées en un jour, par la poste ,dans Paris , s’élève à 32,ooo (1).
Mais il est temps d’arriver aux consommations qui sefont dans cette capitale.
(1) La poste de Londres est beaucoup plus féconde que cellede Paris , si, comme ou le dit, elle distribue journellementi 33 ,ooo lettres. Il est vrai qu’on porte la population de Londres à3,025,654 habitans; malgré cela, la disproportion entre le nombrede lettres distribuées dans les deux villes paroît inconcevable ;c’est à Paris une lettre pour 22 personnes, et à Londres , une pourmoins de 9 personnes.
Une chose encore étonnante à Londres , c’est le nombre defeuilles de journaux qui s’y impriment et s’y distribuent. Voici cequ’on lit dans le n° 97 ( 10 août 1822) des Annales de la Litté-rature et des ^ 4 rts.
« Le nombre total des feuilles de journaux qui se publient an-'Uuellement à Londres, s’élève à 16,254,634 ; et la somme qu’ilspaient au timbre, à 270,800 liv. sterl. 18 shillings (6,374, 6 o 5 f.)
« On compte 8 , 525,252 recueils périodiques publiés en province ,qui rapportent au timbre 142,087 liv. sterl. 8 shillings 10 pences(0,291,020 f. 66 c.). Un Anglais a, dit-on, fait un calcul prou-vant que si toutes les feuilles des journaux qui ont paru en An-gleterre, en 1821, étoient posées en cercle sur notre globe, unenfant pourvoit faire le tour du monde en marchant toujours surle papier , et que, si la taxe prélevée pour le timbre étoit répan-due en shillings sur sa route, il en pourvoit ramasser un de troispas en trois pas. Peu de gens seront tentés de vérifier l’exactitudede cette combinaison ; mais il est certain que l’activité de lapresse, en Angleterre, surpasse tout ce qu’on en peut dire, etqu’elle augmente sans cesse. «
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