352 AMUSEMENS philologiques.
«leux années comparées. On y verra que ce produit a été ,pour ces deux années, de 10,435,934 fr. 3 o cent., c’est-à-dire , de plus de cinq millions chacune. Et la recetteeût été plus forte en 1820 , sans l’attentat du i 3 février ,dont M. le Duc de Berry a été la victime, et qui a faitfermer le grand Opéra , témoin des derniers instans de cemalheureux prince ; il faut aussi remarquer que le Gym-nase n’a été ouvert que sur la fin de la même année,Voici le tableau des deux années.
1819. 1820.
Opéra-comique.. . . 761,728 fr. 5 oc. — 748,359 fr. 55 c„Théâtre français. . . 820,598^ 35 — 694,244 »
Opéra.615,287 3o — 330,99a 10
Vaudeville. 5 n, 5 oo » — 488,761 70
Variétés. 5o5,5i5 » — 539,072 5o
Porte-Saint-Martin. . 5 o 4,235 6û — 543,408 4 °
Ambigu comique. . . 4 ° 6,338 5 o — 374 , 85 a 40
Gaieté.460,297 » —. 353 , 5 i 3 »
Odéou.260,158 5 o — 337,567 20
Cirque olympique. . 295,695 5 o — 256,949 20
Opéra-buffa. 260,007 " — 346,343 5 o
Gymnase.— 20,519 5 o
Total . 5 , 4 °i, 36 i 25 5,o34,573 o 5
Le droit des pauvres, prélevé sur ces deux sommes, aété de plus de 1,000,000 fr. On estime qu’environ dixmille personnes fréquentent journellement les grandsthéâtres à Paris. La recette des petits spectacles, bals,jardins , concerts , cafés à soirées amusantes , curiositéset séances musicales, peut être évaluée à un million , etle droit des indigens à cent mille francs. Les bals del’Opéra ne sont pas compris dans cette estimation. Enréunissant toutes ces recettes, on trouvera à-peu-prèsune somme ronde de six millions, laquelle donne par