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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
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î ^8 AMUSEMENS PIIILOLOGIQTJES.

lissante; mais les Romains, dont le caractère et les-*prit eurent toujours plus de grandeur et de dignité,négligèrent long-temps ce mauvais genre; et ce nestquà lépoque de leur entière décadence, que lontrouve cliez eux un poète occupé de ces misères.

« Publius Oplatianus Porpliyrius , qui vivoit sousConstantin, a composé un petit volume de poésiesbizarrement figurées. Un autel, une syrinx et unoigue sy font particulièrement remarquer. Ce Por-_pbyrius, que beaucoup de mes lecteurs navoientpeut-être jamais entendu nommer, mérite bien toutelobscurité dans laquelle il est aujourdhui caché. Cene fut pas pourtant un personnage tout-à-fait sansimportance. Constantin lappelle 1res cher frère .-fratrem carissimum; et il occupa deux fois la chargeconsidérable de préfet de la ville. Exilé sur une fausseaccusation, il adressa à lempereur, sous le titre depanégyrique, un recueil de vers tourmentés danstous les sens, contournés de toutes les manières. Sonrappel en fut le prix ; et ce nétoit sûrement pas troppayer la peine inconcevable quil avoit se donner.Porphyrius, au reste, a de lesprit, même quelquetalent ; et je crois quil lui en eût beaucoup moinscoûté pour être un bon poète, que pour être si ridi-cule. Voici quelques vers à sa Muse, qui ne sont nisans grâce ni sans facilité :

Suppliciter tamen ire potes Domiriumque precari,

Squallor et sorties conveniuut miseris.

Cùm dederit clemens veniam, natumque laremqueReddiderit, comtis ibis et ipsa comis.

« L 'Autel de Porphyrius est, pour le sens, un?