POÉTIQUE CURIEUSE.
imitation du premier autel de Dosiadas ; mais le sty-le en est un peu moins difficile , un peu moins en-tortillé. Vingt-quatre ïambiques le composent : ilssont tous de six pieds 3 et c’est par le nombre deslettres, diminué ou augmenté à propos, que le poèteproduit, avec cette égalité dans la mesure des vers,les longueurs inégales dont son architecture a besoin.
cc Pour sa Syrinx, Porphyrius a choisi par-toutle vers hexamètre ; et c’est également par la dimi-nution successive du nombre des lettres, qu’il a ob-tenu la dégradation des tuyaux. Chaque vers a tou-jours une lettre de plus que celui qu’il précède : lesens, la propriété des termes, la l’égularité des con-structions, s’accordent mal avec des lois aussi sévères,et cette flûte n’a pas des sons beaucoup plus clairsque celle de Théocrite : mais Théocrite clierchoitl’obscurité; Porphyrius vouloit et n’a pu l’éviter.
« U Orgue est le meilleur poème de Porphyrius.,Sa forme n’est pas tout-à-fait pour nous sans intérêt,puisqu’elle repi’ésente l’exacte figure de l’ancien or-gue hydraulique ; la composition même a de la faci-lité, malgré la gêne extrême où l’auteur avoit vouluse mettre. Ce poème, ou plutôt cet orgue, est com-posé de trois parties, placées les unes sur les autres. 1L’inférieure a vingt-six vers ïambiques dimètres,,tous de dix-huit lettres ; elle représente le clavier.La seconde est formée d’un seul hexamètre, écrittransversalement en lettres majuscules : ce vers estcensé servir de support aux vingt-six vers ou tuyauxde la troisième partie. Ces tuyaux sont en hexarnè-