POÉTIQUE CURIEUSE. ,45
fc^estune énigme sans mot. Il faut, pour trouver uneespèce de sens, aller du premier au dernier, du se-cond au pérnil tième, du troisième à l’anté-pénultième,et ainsi de suite jusqu’aux deux vers du milieu. Unancien scoliaste, découvert par Saumaise, et publiépar M. Brunck, nous a fort heureusement dévoiléce merveilleux artifice. La figure des vers en a déci-dé le sujet. C’est un œuf de rossignoldorien, que lepoète offre aux lecteurs. Mercure l’a pris sous lesailes de la mère pour le donner aux hommes. Cetteingénieuse et claire allusion remplit les vingt-deuxvei’s de cette bizarre composition.
« La Hache est à deux côtés. Les vers , par leurdiminution graduelle , en expriment la figure :comme ceux de l’œuf, il faut les renverser pour lescomprendre. C’est le fabricateur du cheval deTroie, Epéus, qui parle. Simmias le suppose tra-çant une inscription sur sa hache , qu’il consacre àMinerve. Malgré la gêne rigoureuse que le poètes’étoit imposée, ses vers ne sont pas trop obscurs ,et ne manquent même pas d’un certain éclat.
cc Les Autels de Dosiadas, si pourtant il n’y a pasd’erreur en ce nom, sont construits de vers iné-gaux ; rien n’y manque, ni le foyer, ni les moulu-res, ni les bases élargies avec grâce. Les proportionsen sont élégantes 5 le dessin est excellent , meilleursurtout que la poésie. Les mètres choisis parle poètearchitecte , sont difficiles et rares, les expressionsénigmatiques et obscures; et pour surcroît de diffi-culté, le premier autel, comme l’a remarqué M, da
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