. 3 *
144 AMüSEMENS philologiques.
On trouve clans le Caveau moderne, ou le Rocherde Cancale, chansonnier de table, 1806, in- 18 ,deux chansons de M. Capelle, calquées sur celles dePanai’d, que nous venons de citer.
Ces espèces de vers s’appellent vers figurés. Ilsétoient connus des anciens ; les Grecs et les Latinsse sont occupés de ces frivolités. On connoît les Ailes,VOEuf et la Hache de Simmias de Rhodes, les deuxAutels de Dosiadas, la Sjrinx de Tliéocrite , VAu-tel, la Sjrinx et l’ Orgue de Porphyrius. On trouvedans le Journal de l’Empire de 1806 , une disser-tation sur les vers figurés ; la voici :
« Les Ailes sont composées chacune de six plu-mes, ou de six vers choriambiques , qui diminuentgraduellement de mesure, et par conséquent de lon-gueur, selon leur position dans l’aîle, jusqu’au der-nier qui n’a que trois syllabes. Simmias a voulu quele sujet de son poëme eût quelque rapport avec safoi’me ; il y fait parler le dieu qui porte des ailes,l’Amour 5 non pas la vulgaire divinité qui naquit deVénus, mais cet antique Amour que chantent lesvieilles cosmogonies, principe créateur et contem-porain du destin.
ce II doit y avoir plus de mérite dans VŒuf; car ilyaplus de difficulté. Chaque bout est formé de trèspetits vers, qui s’alongent progressivement jusqu’aumilieu. Ces vers sont de différens mètres ; et l’auteurqui n’y épargnoit pas sa peine, a choisi les plus em-barrassans et les moins ordinaires. Mais ce 11’est pastout : le poëme lu de suite est absurde, inintelligiblej