POÉTIQUE CURIEUSE. ^
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DES VERS RHOPALIQUES.
Ce sont des vers dont la dénomination provient dngrec rhopalon, massue. Ils ont été ainsi nommés ,parce cpie les mots allant en augmentant'de syllabes,( le premier est un monosyllabe , le second estcomposé de deux syllabes, le troisième de trois,etc. ), ont quelque rapport avec une massue, dontl’une des extrémités est très petite, et l’autre estbeaucoup plus grosse. Voici un exemple de ce genrede poésie 5 on a eu tort de l’attribuer à Ausone.
Spes Deus , ætcrnæ stationis conciliator,
Si castis precibus veniales iuvigilamus,
His pater oratis placabilis adstipulare.
Ces vers s’appellent encore vers croissans ; on ençonnoît aussi des décroissans, tels que celui-ci :Vectigalibus armamenta referre jubct rex.
On trouvera plusieurs exemples de vers croissans,dans les Bigarrures de Tabourot.
Lamonnoye parle des vers rliopaliques dans leMenagiana ; il s’en exprime ainsi : « Jules Scaliger,c. a8 du L. II de sa Poétique, dit que ces sortes devers ont été nommés euryaliques par quelques-uns,désignant par là, Servius, à la fin de son Centime-trum, où apparemment ilavoitlu Eurjalicus versus.Vinet a lu dans son exemplaire Eurjpalicus; Puts-cliius a fait imprimer Bhopalicus, et cette leçon se-roit préférable à toute autre, si elle étoit fondéesur lui manuscrit; au défaut de quoi celle de Des-pautère, qui porte Eurjphallicus f peut fort bien