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AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
DÉS VERS RAPPORTES.
On appelle vers rapportés, ceux qui, mis en disti-ques , sont tellement arrangés, que les mots du pre-mier vers se rapportent pour la pensée, et dans l’or-dre où ils se trouvent, aux mots du second vers ;par exemple :
Iiircus, cum pueris puer unus, sponsa, maritus,
Cultcllo, lymphâ, furie, dolore cadunt.
Le distique suivant peut encore être cité; c’estune espèce d’épitaplie de Virgile , faite par un au-teur inconnu , et dans laquelle sont énoncés les troisgenres de poésie du cygne de Mantoue :
Pastor, arator, equcs, pavi, colui, superavi,
Capras,rus, hostes, fronde, ligone, manu.
Tabourot a essayé des vers rapportés, en français,qui sont bien foibles :
Ta beauté, ta vertu, ton esprit, ton maintien,
Esblouit et deffait, assoupit et r’enflaine
Par ses rais, par penser, par crainte, pour un rien,
Mes deux yeux, mon amour, mes desseins et mon ame.
Citons un dernier exemple que nous fournit unVésulien, nommé Pierre Durand, qui existoit en1592 :
Bellator, sapiens, justus : porto, lego, condo ,
Arma, libros, leges : Cæsar, Apollo, Numa.