Druckschrift 
Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
Entstehung
Seite
136
Einzelbild herunterladen
 

136 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.

« Pour me faire oublier quelques jours dabstinence*

« Quil me rende.... » A ces mots, le héros contristé,

Sans couleur et sans voix, dans sa cage est resté;

Triste objet des rois triomphe la justice,

Mais quon nauroit pas du traiter comme un novice.

Les malins, ou plutôt les médians, auteurs decette parodie, firent encore une autre pièce beaucoupplus mordante contre Beaumarchais, et toujours ausujet de cette détention à Saint-Lazare. Cest uneconfession générale, levers dHippolyteLe jour nest pas plus pur, etc.

est ainsi parodié :

Lenfer nest pas plus noir que le fond de mon cœur.

Cette confession entièrement écrite dans ce genre,prouve quelle étoit lanimosité des ennemis de Beau-marchais contre sa personne,

i/'jv/'J'-isf/ /'j'XvrxvTsrs/'J'sTvr.r'Xi/' s'j' .#\#sr./sf\r j\r.r.r./'irsrer>/\r.f\f'v/\#\r4'<P

DES VERS PROTÉES.

0 e sont des vers qui, par la transposition des mots ,peuvent se tourner de mille manières différentes,sans changer le sens, surtout si lon peut y intro-duire des mots composés de peu de syllabes.

Tout le monde connoît le vers :

Tôt tibi sunt dotes, Virgo, quotsidéra cœlo.

On prétend quil peut se tourner de ooo manièresdifférentes, par exemple :

Quot tibi sunt dotes, cœlo tôt sidéra, Virgo.

Sidéra tôt cœlo, Virgo, sunt, quot tibi dotes.