POÉTIQUE CURIEUSE. t a ^
Que le plus grand des rois marquaPour le prélat de son église \
Mais la mort qui le remarqua,
Et qui se plaît à la surprise.
Tout aussitôt le démarqua.
Il existe aussi des espèces de monorirn.es , où ün.nom propre est exprimé par les dernières syllabesde deux vers en deux vers. Nous en trouvons unexemple dans Voiture, qui a composé les stancessuivantes sur M. d’Avaux : on y voit que les der-nières syllabes des vers, réunies deux à deux, expri-ment d’Avaux, ou d’Avots, etc.
L’autre jour Jupiter mandaPar Mercure et par ses pr évots >
Tous les dieux, et leur commandaQu’on fît honneur au grand d’ Avaux,
En deux parts le Ciel se banda.
Avec noises et grands tra vaux ;
Et maint dieu jaloux clabaudàContre l’honjieur du grand d’A vaux.
Entre autres, un grand halbreda,
Nommé Mars, Mavors ou Mat'oj-,
Les dents grinça, jura, gronda,
Et dit rage contre d’Ai'anrr.
Un jour, dit-il, il débrida
Sur mon char mes quatre chevaux;
Et la Pologne accommodaAvec Suède, ce d’A vaux»
Etc., etc.
Nous ne citerons pas cette pièce en entier 5 ce quenous en disons suffit pour faire*connoître ce gelireplus difficile qu’agréable.
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