1 a S AMUSEMEN S PHILOLOGIQUES.
Le morceau suivant pourvoit aussi être considérécomme monorime parfait $ il n’est fait que pour l’o-reille. C’est Panard qui nous le fournit; j’y faisquelques petits cliangemens :
Médecin mal instruit,
Qui voudrois aujourd’huiDe mon corps faire un puits,
Va-t-en vite et t’enfuis;
Ton breuvage m’a toujours nui.
Si j’avois eu recours à luiJe serais aujourd’huiCloué dans un étui.
Vive, vive celui
Qui sort du muid;
Dans mon réduitC’est mon plus ferme appui :
C’est par luiQue je suis jour et nuitSans ennui.
Quant aux monorimes imparfaits, M me . Desliou-lières en offre des exemples trop longs pour les rap-porter ici ; mais comme ses œuvres sont entre lesmains de tout le monde, on peut en consulter le i er .volume, édition de 1754; on y trouvera, pages 197— 206 , six pièces de vers dont les rimes fémininessont toutes pour la première pièce en ailles, pourla seconde en eilles, pour la troisième en ille, et lestrois dernières sont en ouille.
On peut mettre encore au rang des monorimesimparfaits, l’épitaphe de Pierre de Marca, nomméarchevêque de Paris, et mort le jour de son instal-lation :
Ci gît l’illustre de Marca,