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prosodique dans notre poésie ; il ne vit dans les versmétriques de son illustre ami, qu’une très belle prose.Dolivet est également d’avis, que la composition desvers mesurés en français ne convient nullement ànotre langue. C’est M. François de Neufcliâteau,qui nous fournit ces détails sur la traduction deTurgot.
DES VERS MONORIMES.
La dénomination de ces vers vient du Grec monosseul, et;7«tt/mio^rhytbme,justesse, cadence, cl’oulemot rime est peut-être dérivé. Une pièce de poésiemonorime est celle dont tous les vers sont sur lamême rime 5 on prétend qu’on doit l’invention desmonorimes latins au poëte Léonin, qui en adressaau pape Alexandre III , dans le douzième siècle.On en fit aussi alors des français, qui ne furent enusage que dans les vers de douze syllabes. Le mo-norime n’est bon en français que dans les sujetsde plaisanterie , parce que l’oreille est fatiguée parle retour continuel des mêmes rimes ; et l’on ne sesert plus des vers alexandrins pour ce jeu poétique,parce qu’ils sont trop majestueux. Les monorimessont bannis depuis long-temps de la poésie latine.
Il me semble qu’on peut distinguer deux sortesde monorimes, les parfaits et les imparfaits ; les par-faits ou vrais monorimes sont ceux qui composent