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tirés des poésies de Rapin ; ils prouveraient qu’ila un peu mieux réussi dans ce geni’e de poésie ,que Butel, Desportes , Passerat, Cailler, etc. Ainsiqu’on juge des vers de ces messieurs et d’auti'esqui ont voulu s’en mêler! Pasquier, qui lui-mêmeavoit travaillé dans ce genre , le condamna ensuitecomme un genre barbare et misérable, qui mourutaussitôt qu’il vit le jour. Scevole de Sainte-Marthefut de l’avis de Pasquier, et il eut raison.
Cependant Turgot, après avoir quitté le minis-tère, s’amusa à traduire le iv e . livre de l’Enéide etquelques églogues de Virgile, en vers hexamètresfrançais. M. François de Neufcliâteau dit que cesmorceaux de Turgot sont des essais uniques dans lalangue française. Ce que nous venons d’exposer ci-dessus , prouve que ce genre étoit déjà connu, et quenotre prosodie ne peut pas lutter avantageusementavec la prosodie latine. La traduction de Turgot enoffre une nouvelle preuve. Voici le titre de cet ou-vrage, qui n’a été tiré qu’à îa exemplaires :
Didon, poème en vers métriques hexamètresdivisé en trois chants ; traduit du quatrième livrede l'Énéide de Virgile ; avec le commencement del’Énéide, et les seconde, huitième et dixième églo-gues du même auteur j le tout accompagné du textelatin; par Turgot, (avec cette épigraphe ) :
Eloquium et Gallis, Gallis dédit ore rotundoMusa loqui.
Mais toutes ces poésies ont été réimprimées dansun ouvrage intitulé : le Conservateur ou Recueil de