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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
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12 4 àmtjsemens philologiques.

tirés des poésies de Rapin ; ils prouveraient quila un peu mieux réussi dans ce genie de poésie ,que Butel, Desportes , Passerat, Cailler, etc. Ainsiquon juge des vers de ces messieurs et dauti'esqui ont voulu sen mêler! Pasquier, qui lui-mêmeavoit travaillé dans ce genre , le condamna ensuitecomme un genre barbare et misérable, qui mourutaussitôt quil vit le jour. Scevole de Sainte-Marthefut de lavis de Pasquier, et il eut raison.

Cependant Turgot, après avoir quitté le minis-tère, samusa à traduire le iv e . livre de lEnéide etquelques églogues de Virgile, en vers hexamètresfrançais. M. François de Neufcliâteau dit que cesmorceaux de Turgot sont des essais uniques dans lalangue française. Ce que nous venons dexposer ci-dessus , prouve que ce genre étoit déjà connu, et quenotre prosodie ne peut pas lutter avantageusementavec la prosodie latine. La traduction de Turgot enoffre une nouvelle preuve. Voici le titre de cet ou-vrage, qui na été tiré quà îa exemplaires :

Didon, poème en vers métriques hexamètresdivisé en trois chants ; traduit du quatrième livrede l'Énéide de Virgile ; avec le commencement delÉnéide, et les seconde, huitième et dixième églo-gues du même auteur j le tout accompagné du textelatin; par Turgot, (avec cette épigraphe ) :

Eloquium et Gallis, Gallis dédit ore rotundoMusa loqui.

Mais toutes ces poésies ont été réimprimées dansun ouvrage intitulé : le Conservateur ou Recueil de