ï2a AMUSEMENS PHILOLOGIQUES,
de Bèze , qui a cherché à tourner eu ridicule le pré-sident Lizel, dans une lettre écrite en prose maca-ronique. Il dit de Calvin : Neque magnus nequeparvus ; sed inter duos : non dares liardum de ejusmina.
En voilà suffisamment sur ce genre de poésie qui,comme on vient de le voir, tient très bien sa placeparmi les bagatelles ridicules et quelquefois amu-santes.
DES VERS MÉTRIQUES FRANÇAIS.
Quelques auteurs ont cherché à donner aux versfrançais la mesure des vers grecs et latins ; JeanMousset, poëte français du XVI e . siècle,sous HenriII, est l’auteur de ces sor Les de vers, qui n’ont pointeu de succès. On a eu tort d’en attribuer l’inventionà Jodclle et à Baïf. Nicolas de Noncel, qui est morten 1610 , a fait un ouvrage sur ce sujet : cette pro-duction singulière, dans laquelle il veut assujettir lapoésie française aux règles de la poésie grecque etlatine, a pour titre : Stichologia grœca latinaqueinformanda et reformanda, in- 8.° Ce livre ne faitpoint honneur à son auteur.
Dans le principe , on ne faisoit point rimer lesvers métriques ; ce fut Butel qui, le premier, lesassujettit à la rime.
Plusieurs poètes se sont exercés dans ce genre,qui n’a pas été long-temps en vogue. Voici un exem-