Sa AUTUSEMENS PHILOLOGIQUES.
Lux dono conccssa Deùm, cui prævius e&t Sol ;
Sol, cui nec furto Veneris latet annipotens Mars;
Mars nullo de paire satus, quein Tressia colit gens;
Gens infrena virûm, quibus in scelus omne ruit fas;
Fas lîominem mactare sacris férus iste loci mos;
Mos férus audacis populi quem nulla tenet lex ;
Lex naturaîi quam condidit imperio jus ;
3us genitum pietate hominum, jus certa Dei mens;
Mens quæ cœlesti sensu rigat cmeritum cor;
Cor vcgetum mundi instar habens , animæ vigor ac vis;
Vis tainen hic nulla est, verum est locus et nihili res.
DES VERS LÉONINS.
Les léonins sont des vers latins (1) que l’on faitrimer tant à l’hémistiche qu’à la fin du vers, commedans :
Omnibus est no tum quod summè diligo po tum;
Si posscra, veilem pro potu poncre yellem.
On trouve beaucoup de vers léonins dans les poé-sies anciennes, dans les proses et dans les hymnes ;mais ils sont de mauvais goût, et depuis long-tempson les a bannis de la poésie latine. Il en est échappéquelques-uns à Virgile et à Horace.
On ne connoît pas l’étymologie du mot léonin :les uns le font venir du pape Léon ; les autres lefont ridiculement dériver du lion , parce qu’il s’ap-plique à des vers plus élevés que les autres; enfin.Pasquier croit que ce mot vient de Léoninus ou
( 1 ) Je ne parle pas des léonins français, qui sont des vers dé-fectueux , et qui par conséquent sont proscrits.