y6 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES,
ciennes 5 comme il n’est ni aussi long, ni aussi ridi-cule que la tirade du révérend père carme, nous
allons le citer ici :
Toujours au milieu du salpêtre être,
Percer par-tout comme un éclair Vair,
Ne se plaire qu’où la trompette pette ,
De lion œil les soldats qui font bien leur devoir voir,Rencontrer toujours la fortune une ,
Porter un faix de soins dont on verroit Atlas las,
Et trouver les vertus même dans les rebelles belles,
C’est ternir les héros passés assez 9
Et servir aux futurs d’exemple ample.
Que par ce conquérant vous serez embellis, lys !
Son nom quoiqu’éclatant, bien moins que sa personne sonne;Chacun prendra de lui, charmé de ses exploits, lois ;
Quiconque a les louer employer vers ou prose ose ,
Ignore qu’on y yoit les plus brîllans esprits pris.
Nous rapportons un sonnet sur le même sujet âl’article acrostiche.
On cite, comme pièce d’une naïveté charmante, ledialogue composé par Joachim Dubellay, entre unamant qui interroge l’écho, et celui-ci qui lui répond.
Voici les meilleurs vers de cette pièce :
Qui est l’auteur de ces maulx avenus ? JPenus,
Qu’estoy-je avant qu’entrer en ce passage? Sage.
Qu’est-ce qu’aymer et s’en plaindre souvent? J^ent,
Dy moy quelle est celle pour qui j’endure? Dure .
Sent-elle bien la douleur qui me poingt ? Point •
Voici encore quatre vers en écho, que je puis ci-ter comme exemple, et qui valent ceux que nousvenons de rapporter :
Nos yeux par ton éclat sont si fort éblouis, Louis ,
Que lorsque tou cauon qui tout le monde étonne, tonne,