POÉTIQUE CURIEUSE.
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DES VERS EN ÉCHO.
On appelle écho une pièce de poésie dans laquellele dernier mot on la dernière syllabe de chaque versse répète, et forme un sens avec le vers entier. Mé-nage prétend que les anciens ne eonnoissoient pointce petit genre de poésie 5 cependant il y a apparenceque les Grecs et les Latins en ont fait. Max-tial, danssonépigramme 86 du livre 2, donne à entendre parces mots : Nusquam grœcula quod recantat écho,qu’il y avoit des poètes latins, de son temps, qui fai-soieni des échos , et que cette invention venoit desGrecs. Il se moque, dans cette épigramme, de cessortes de jeux, et dit qu’on ne trouvera rien de teldans ses poésies. Planude, liv. 4 ? C. 10 de l’ Antho-logie, rapporte un écho de Gauradas, poète peuconnu, mais ancien, comme le croit Politien dansses Mélanges. Le mot équivoque coeamns, auquelOvide, liv. a des Métamorphoses, fait répondreEcho si volontiers à Narcisse, a été plaisamment etmalicieusement imité par le poète Richer, dans sonOvide bouffon. Voyez aussi l’épigramme de Léoni-das, liv. 3 de l’ Anthologie, C. 6, et le Père Sir-mond, sur YEpil.rc II du livre 8 , de SidoniusApollinaris. On trouve plus de cent vers, en écho,à la fin du second livre du burlesque poème de laMagdeleine, par le Père Pierre de Saint-Louis ,carme. Pélisson a fait un écho sur la prise de Valen-