POÉTIQUE CURIEUSE. rjj
î)’un si profond respect nous nous sentons épris, pris,
Que ton seul nom par-tout, ton bras et ta personne sonne.
On voit que ces puérilités annoncent aussi peude goût, qu’elles sont difficiles à composer. Ellesétoient fort en vogue sous François I er et sousHenri II. Ronsard et ses successeurs s’y sont distin-gués 3 mais depuis le siècle de Louis XIY, le bongoûta fait justice de ces bagatelles laborieuses. Il fautcependant avouer que le gentil Panard a tiré fortbon parti de ce jeu de mots dans l’un de ses vaude-villes, dont je vais rapporter quelques couplets,comme étant ce qu’il y a de plus supportable dansce genre :
Quand de ses feux un jeune cœur.
D’un ton flatteur,
Vous assure,
Croyez-moi, répondez toujoursA ses discours,
Turelure.
Mettez-vous bien celaLa,
Jeunes fillettes :
Songez que tout amantMeut
Dans ses fleurettes.
Mon cœur , sensible et délicat;
Veut un contratPour se rendre :
C’est un trompeur que Cupidon*
Et la raisonsut m’apprendreQu’on n’a de ce vaurienRien,
Quand la bergère