POÉTIQUE CURIEUSE.
Poltrons, plus poltrons que des cailles,
Marauts qui trahissez le Roi,
Venez prendre exemplé de moi.
Aussitôt il tire sa dague,
Et sur Coligny zague, zague,
II frappe, le larron qu’il est,
Les yeux clos sans voir ce qu’il fait ,
Craignant que son auguste faceSalir ses chausses ne lui fasse.
Bref, le vénérable barbonFut accroché par le jambonSur un roc voisin de Montmartre,
Plus haut que les clochers de Chartrc,
Et son chef au Louvre portéPour récréer Sa Majesté*
On a fait plusieurs éditions de la Ilenriade traves-tie. Celle de la collection de Cazin est bonne. Quicroiroit, en lisant ce poème, que son auteur éloitsombre, taciturne et atrabilaire?
Le père Vavasseur, jésuite, a composé un traitésur le genre burlesque. Il a pour titre : De ludicrâdictione liber in quo tota jocandi ratio ex veterumscriptis estimalur. Lutetiæ Parisiorum, apud Seb.Cramoissium, i 658 , in- 4 °. Ce savant traité a étécomposé à la prière de Balzac, qui étoit affligé destprogrès que faisoit le style burlesque. Vavasseur at-taque ce genre, et prouve que les anciens, ceuxmême qui étoient le plus satiriques , ne s’en étoientjamais servis.
Naudé a parlé du burlesque dans son Mascurat fpag. 210 et suivantes. On y trouve des choses singu-lières tant sur le style burlesque des Français, quesur celui des Italiens. A la pag. 220 et suivantes, il