POÉTIQUE CURIEUSE.
burlesques. Il avoit de la littérature, dit Franklinson ami, mais il étoit mécréant-, il présenta dans saBible travestie beaucoup de faits sous un jour trèsridicule, ce qui auroit pu nuire aux esprits foibles sison ouvrage eût été publié; mais je crois qu’il nel’a pas été.
En parlant du genre burlesque, nous ne pouvonspasser sous silence la Iienriade travestie, (par Fou-geret de Monbron ) Berlin, ( Paris ) 1745, in- 12.Il y a de la facilité dans ce poème ; l’auteur y a suivipas à pas Voltaire, il le travestit presque vers parvers. O11 en peut juger par l’exemple suivant, rela-tif au massacre de l’amiral de Coligny , et qui com-mence par ce vers, dans la Henriade :
Coligny lauguissoit dans les bra3 du repos, etc.
Voici comme Monbron a rendu ce passage, envers burlesques ; c’est Henri IV qui parle :
Cette nuit fatale arrivée,
Dont ma secte s’est mal trouvée,
L’amiral (i) au Ht étenduBcposoitson individu,
Et roufloit comme la pcdaleDe l’orgue d’une cathédrale.
Soudain un horrible sabbatLe fait sortir de son grabat.
Il met la tête à la fenêtreEt voit des gibiers de Bicêtre,
Qui, sans rime ni sans raison ,
Mettent le feu dans sa maison,
Et d’une façon peu chrétienneA ses gens percent la bedaine.
Puis du nom fameux de Gaspart ( 2 )
(î 2) Coligny,