5a AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
Nous ne pousserons pas plus loin nos citations srtï*ce poème burlesque que Scarron n’a pas terminé Jil n’en a travesti que huit chants; Moreau de Braseya fait les quatre derniers. Scarron n’est pas le seulqui ait travesti l’Enéide. Cotton, poète anglais, ena fait de même dans sa langue ; et Blumauer l’a aussitravestie en allemand, mais il ne l’a pas finie ; ellel’a été par un autre poète.
Nous croyons pouvoir ajouter à la citation du Vir-gile de Scarron, un passage du Virgille Virai enborguignon, qui est bien autant, pour ne pas direplus plaisant que celui de Scarron. Les deux pre-miers livres et partie du troisième de cette traduc-tion burlesque ayant été imprimés , nous allons don-ner un fragment du quatrième livre qui n’a pointencore été mis sons presse : ce sont les imprécationsde Didon, lorsqu’Enée lui déclare qu’il doit, parl’ordre des dieux, quitter Carthage pour se rendreen Italie. A. cette nouvelle, le bon homme bourgui-gnon nous peint ainsi la reine au désespoir :
Didon en padi contenance,
Et peudan qu’Aigniai debridôo,
Lai daime vo le regadôoI)epu lé pié jusqu’ai lai tête.
Qnei Juda, fit-elle, quei tréte!
Et ton grand peire, ç’àa Dardan?
Et Jupitar aa ton pairan?
Venu veut que de lei tu sote?
Càa le grau diale qui t’empote.
Ton peire étôo quelque coucou,
Vou bé pranture ein loup-garou-,
Et tai bone béte de meire