POÉTIQUE CURIEUSE.
Le livre de ses orcmus ,
Un almanach fait par Cassandre,
Où Pou ne pouvoit rien comprendre,
ïl décrit ainsi le Tartare :
Phlégéthon, un fleuve de soufre,
Court à l’entour, creux comme un gouffre ^
Et roule a grand bruit du brasierAu lieu de sable ou de gravier.
Une tour qui flanque la porte,
Si haute, ou le diable m’emporte,
Qu’elle atteint au plancher d’enfer,
Est toute d’airain et de fer.
Tisiphone eu est la portière,
Carogne aussi superbe et fièreQue le portier d’un favori;
La vilaine n’a jamais ri.....
Æneas eut l’ame étonnéeDu bruit de la troupe damnée....
Le grand et petit ChâteletPTont rien de funeste et de laidAuprès de ce château terrible,
Aux gens de bien inaccessible.
Hhadamante effroyable a voir,
En soutane de bougran noir,
Sur un siège de fer préside.
One ne fut juge plus rigide.
Les commissaires d’aujourd’huiSont des moutons auprès de lui,
Quoiqu’en matières criminelles
Nous ayons de doctes cervelles.
Ce juge criminel d’enfer,
Vrai cœur de bronze, ou bien de fer,
En veut surtout aux chattemites,
Aux faux béats, aux hypocrites;
Quand il en attrape quelqu’un,
De leur chair il fait du pétun; ( tabac à fumer, JEt ce pétun le déconstipe,
Jÿ’en auroit-il pris qu’une pipe.