j. AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
Réponse.
Monsieur ,
Soyez assuré que je vous reconnois bienpour une personne qui n’est rien moins quesincèi'e , et que je vous ai regardé commeun liomme haïssable et tout - à - fait in-digne de mon estime. C’est donc inutilementque vous m’écrivez aussi incivilement , etque vous m’exhortez si fortement à êtredésabusée. —— Comment pourrois - je êtreconstante , puisque vous êtes vraiment le seulhomme que j’ai en aversion, bien loin d’être 1’objet de ma pensée comme vous l’avezfaussement cru ? Vous auriez au contrairepu découvrir par toutes mes actions et parma haine , que j’étois loin d’avoir pour vousdes sentimens émanés d’un cœur sincère ,si vous aviez eu seulement le sens commun.Je finis en protestant de n’oublier jamaisun affront si sensible ; et si à l’avenirune personne aussi franche et aussi aimablem’approclioit pour me dire autant de faussetésque vous , qui m’avez dans toute occasiontrahie , quoiqu’au dehors vous m’ayez toujourstémoigné l’amour le plus pur et le plus tendre,je le traiterai, monsieur, comme je vous traite,vous qui êtes et qui avez toujours étéun scélérat , de tous les hommes le plus in-fidèle , et duquel je suis tout-à-faitau désespoir d’avoir jamais pu me direLa servante, B.