AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
Les bouts-rimés avoient été en grande faveursous le règne de Louis XIY ; mais dès-lors on lesavoit abandonnés ; cependant on a cherché à les re-produire vers 1782, et pendant un certain temps ilsont repris à la Cour. En voici qui ont été donnés parLouis XVI au marquis de Montesquiou ; ils sontassez heureusement remplis.
Je rencontrai dimanche un mort dans sonVoyageant tristement sur le cheminAu fond d’un corbillard, comme en un bonDeux prêtres se carroicnt et le couvoient deTout-à-coup l’essieu rompt ; la bierre futQui joignit mes vilains à feu monsieurC’étoit le nom du mort : il fallut dans unEmballer le défunt, les prêtres et leDu sort qui nous attend voilà leMe dis-je ; le Mogol sur son trône deLe vaincu massacré, le vainqueur quiTôt ou tard de Caron remplissent la
cercueil,d’uércueïl}fauteuil,Vœil.Vécueild’aduteuïl ;fiacrediacre.simulacre ,nacre,massacre 9polacre.
Voici des bouts-rimés que l’on attribue à Mar-monte] ; l’auteur de la Dunciade y est aussi maltraitéque Marmontel l’a été dans ce poëme.
Le poète franc
Gaulois,
Gentilhomme
vendomois
La gloire de sa
bourgade,
Ronsard sur son vieux
hautbois ,
Entonna la
Franciade .
Sur sa trompette de
bois,
Un moderne auteur
maussade 9
Pour lui faire
paroli,
Fredonna la
Dunciade .
Cet homme avoit nom
Pâli :
On dit d’abord Palis
fade ,
Puis Palis fou, Palis
plat,