POÉTIQUE curieuse.
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îris, aimable Iris, honneur de la
Bourgogne s
Vous pleurez votre chat, plus que nous
Philisbourg ;
Et fussiez-vous, je pense, au fond de la
Gascogne y
On entendrait de-là vos cris jusqu’à
Fribourg.
Sa peau fut à vos yeux fourrure de
Pologne ;
On eût chassé pour lui Titi de
Luxembourg .
Il seroit l’ornement d’un couvent de
Cologne.
Mais , quoi! l’on vous l’a pris? on a bien pris
Strasbourg !
D’aller pour une perte, Iris, comme la
Sienne s
Se percer sottement la gorge d’une
Vienne (i) }
Il faudrait que l’on eût la cervelle a 1’
Envers.
Chez moi le plus beau chat, je vous le dis, ma
Bonne,
Vaut moins que ne vaudrait une orange à
Narbonne ,
Et qu’un verre commun ne se vend k
Nevers.
Yoici un sonnet en bouts-rimés qui
mérite d’au-
tant plus de figurer ici, que les mots donnés, lus
du haut en Las, forment un sens différent du sujet
qui a rapport aux lois du sonnet.
Veux-tu savoir les lois du sonnet? Les
voilà :
Il célèbre un héros ou bien une
Isabelle.
Deux quatrains, deux tercets; qu’on se repose
là ;
Que le sujet soit un , que la rime soit
belle.
Il faut dès ce début qu’il attache
déjà,
Et que jusqu’à la lin le génie
étincelle ;
Que tout y soit raison ; jadis on s’en pas
sa f
Mais Phébus le chérit, ainsi que sa
prunelle.
Par-tout dans un beau choix que la nature s*
offre;
Que jamais un mot bas, tel que cuisine ou
coffre.
N’avilisse le vers majestueux et
plein.
Le lecteur chaste y veut une muse
pUCClle y
Afin qu’aux derniers vers brille un éclat
soudain ,
Sans ce vain jeu de mots où le bon sens
chancelle.
(i) Tienne, sorte de lame d’épée qui se fabriquent k Vienne enDauphiné.