6 AMÜSEMËNS PHILOLOGIQUES,
reur, et on tenta tous les moyens imaginables d’efâmultiplier les difficultés : on vit des acrostiches dontles vers non-seulement commençoient, mais finis-soient par la lettre donnée; d’autres où cette lettrese trouvoit au commencement du vers et à l’hémis-ticlie ; quelquefois les acrostiches commencent àrebours, c’cst-à-dire , par la lettre du dernier vers ,en remontant de-là jusqu’au premier. Tel est celuique Guillaume de Saint-André a fait de son nomaux vingt-deux derniers vers de son poème sur JeanIV duc de Bretagne. Ce poème se trouve dans le se-cond tome de la nouvelle Histoire de Bretagne ,p. 691. On a vu aussi des sonnets pentacrostiches,c’est-à-dire , où le même acrostiche répété jusqu’àcinq fois, formoit comme cinq différentes colonnes.Nous ne citerons qu’un petit nombre d’acrostiches,paire que ce sont de ces difficultés puériles que lehou goût réprouve, et qui 11’occupeiil ordinairementque de petits esprits.
Le suivant est propre à faire sentir combien cessortes de pièces gênent le poète , parce qu’outre l’a-crosticlié du nom du Roi au commencement desvers, il y a encore des échos à la fin; mais on s’estdispensé de la contrainte des rimes et parfois de laraison. Cette pièce a été faite après la victoire rem-portée à Marsaille , en 1693 , par M. de Catinat.
f e lirait de ta grandeur, dont n’approclie personne sonne.
O n sait le triste état où sont tes ennemis mis.
d oudroient-ils s’élever, bien qu’ils soient terrassés assez?
11 1 s connoitrout toujours la victoire immortelle telle.
Ce uperhes alliés, vous suivrez les exemples amples