h o t i; i. s i; t maisons d i : l a r i: \ a i s s a x c i :
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Cette dernière se compose essentiellement, en arrière d'un bâtiment sur rue et d’une première cour, d uncorps de logis rectangulaire qui occupe toute la largeur du terrain et présente sur sa façade postérieure uneordonnance régulière comprenant un premier étage de colonnes ioniques et un second de colonnes corinthiennes,ces colonnes sont espacées irrégulièrement de façon à laisser place tantôt à unegrande, tantôt à une petite fenêtre à meneaux fi). Chaque étage est couronnépar un entablement régulier décoré ici de bucrànes et de draperies formant
guirlandes et là d’une frise de palmettes et de rinceaux. La première cour m
communique par un couloir latéral avec la seconde, mais, par une disposition fort |i
originale dont notre planche LXXIY rend bien compte, celui-ci débouche à un P- V
niveau intermédiaire entre la cour même et le jardin qui forme terrasse au- ■ I
dessus. La cour est donc en contre-bas; elle est entourée d’une balustrade ajourée Pt - * 1 11
et, au milieu de celle-ci, vient s’encastrer un puits surmonté d’une niche élégante. U i ; J "I
L’ensemble forme, avec la façade que nous venons de décrire, un ensemble L m ■
des plus agréables et pittoresques dans sa régularité même. L.IÈ î 1
L’intérieur du corps de logis est divisé en deux par un mur de refend
, , , ‘ . . , , - . . , Fig. 38. — I.anürks: Maison
qui partage chaque etage en deux parties inégalés et porte les chenunees. Le mur rue du Jardinai-Moriot
correspond dans la façade à la partie pleine qui est percée seulement d’un Plan du rez-de-chaussée
œil-de-bœuf au rez-de-chaussée. La partie droite comprend une grande pièce
sur laquelle débouche l’escalier, la partie gauche comprend deux pièces et une sorte de réduit avec uncouloir pour les desservir, combinaison de plan assez nouvelle et innattendue.
Les pièces des étages n’ont rien gardé de leur décoration ancienne, les cheminées même sont trèssimples. Au sous-sol (Voir pl. LXXYL, cependant, la cuisine était installée dans une pièce à voûte surbaisséeavec des nervures qui se croisent suivant un svstème approchant du svstème gothique, mais retombent surdes piliers supports transformés en colonnes doriques.
On communique avec le sous-sol et avec les étages par un escalier à vis accolé au bâtiment en sailliesur la première cour, suivant une disposition qui est encore celle des maisons gothiques.
Bihi.iographik : L. R. : Lanières ancien cl moderne, p. 63.
FL LXXVII et LXXV11I. — Troyes. — Hôtel de Vauluisant, rue de Vauluisant.
Cet hôtel, qui abrite aujourd’hui le Grand Cercle de Troyes, fut édifié, vers le milieu du xvi' siècle,sur l’emplacement d’une ancienne hôtellerie appartenant aux moines cisterciens de Notre-Dame de Vauluisant.
Cette maison, proche de l’église Saint-
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Pantaléon, au plein centre de la ville,avait été détruite en i52q dans le grandincendie qui ravagea la cité troyenne.C’est Antoine Hennequin, receveur destailles, qui acquit le terrain et qui fit éleverle corps de logis qui nous intéresse. Celui-ci passa en 1620 dans la maison de Mes-grigny dont les armes se voient encoresur la porte d’entrée.
Contrairement à cette autre de-meure plus vaste qui allait s’élever àTroyes peu après, vers i,56o, pour unautre financier, Jean de Mauroy, et quidevait se développer autour d’une grandecour centrale avec des galeries et despéristyles classiques, ce logis affecta dans
Fig. 3y. — Langres: Maison rue du Cardinal-Mori.otFaçade sur la seconde cour
(1) La plupart des meneaux ont été re-faits dans la restauration récente.