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3 [1913]
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PI. LXX. Dijon. Maison des Cariatides, 28, rue Chaudronnerie.

Nous touchons et nous dépassons même, sans doute, lextrême fin du siècle avec cette maison qui futconstruite pour Jean Pouffier, seigneur de Taniot, lequel fut échevin en rôoi. Cétait un marchand de ferdont la marmite fleurie que lon voit sur les façades était comme lenseigne ou au moins lemblème. Lamaison, avec sa façade sur rue, parait bien avoir compris une boutique dès lorigine. Bien que construiteen pierre, elle rappelle un peu le tvpe de certaines maisons de bois et les cinq cariatides qui salignentà chaque étage nont pas beaucoup plus de qualités de style que ces sculptures taillées à mêmeles poutres de nos pans de bois. Cest de lart classique très alourdi et vulgarisé.

Bibliographik : Chabeuf : Dijon , Monuments cl souvenirs, p. 417.

PI. LXXI. Dôle. Hôtel de Balay, 7, rue Montroland.

Nous avons déjà vu, avec le palais Granvelle de Besançon, le caractère très particulier de cetteRenaissance franc-comtoise relativement précoce dans le classicisme et sans grand contact avec le développe-ment de lart français. Il ne manque pas à Besançon même de ces hôtels de la seconde moitié du xvi* siècle,comparables à celui-ci avec leurs fenêtres carrées, leur aspect un peu fruste, leurs grilles ouvragées et leurscorniches saillantes, lhôtel Buxon dAuxon ou lhôtel dAnvers par exemple.

Ln grand escalier à rampes droites occupe ici le centre du bâtiment donnant, avec le vestibule trèsvaste, une place perdue considérable. Lampleur des proportions na plus rien à voir avec le charme modestedes habitations françaises courantes au début du siècle.

Une cheminée monumentale conservée au Musée et provenant de cet hôtel offre un assemblagecomposite de colonnettes. de cariatides, de cartouches et de petits reliefs avec lemploi de marbre de couleursvariées qui est d'un goût assez étrange.

Bibi.iogkaphik : Congrès archéologique de France, 1891, p. 49, pl.

PL LXXII. Langres. Hôtel Dubreuil de Saint-Germain, 2, rue Chambrulard.

Cet hôtel comprend un grand corps de logis rectangulaire, élevé en i 58 o et flanqué à lun des anglessur la rue dune échauguette assez curieuse. Du côté opposé une aile a été ajoutée au xvui' siècle. Le milieudu bâtiment est occupé par un vaste escalier à rampes droites dont le motif de façade reproduit ici formelentrée.

Les lucarnes, léchauguette et surtout la porte de la façade sont décorées dans ce goût classiqueassez chargé que lon retrouve dans lornementation du château du Pailly, voisin de Langres et qui appartientà la même famille. Cest une accumulation de bossages rustiques ou de pointes de diamant, de frises ornéesde palmettes ou de rinceaux, de mufles de lions, de cornes dabondance et de vases de fleurs qui rappellent unpeu la redondance de la Renaissance dijonnaise ou toulousaine. Les colonnes même sont comme habilléesde guirlandes de feuillages traitées avec naturel.

Pl. LXXIII à LXXVI. Langres. Hôtel 20, rue du Cardinal-Morlot.

Cest également au dernier tiers du xvi e siècle, sans quon en ait établi jusquici la date ni lhistoireexactes, quappartiennent ces deux maisons de Langres dune architecture très voisine lune de lautre, dontlune ( 10, rue Saint-Didier) sert aujourdhui dévêché et lautre (20, rue du Cardinal-Morlot), assez médiocre-ment occupée, a été récemment classée et restaurée par le service des Monuments historiques 11).

(1) La restauration a été conduite par M. Tillet, architecte des Monuments historiques, à lobligeance duquel nous sommesredevables de la photographie et du plan ci-joints.