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mitoyen qui devaient être formées, lorsqu'elles étaient-complètes, de gros bossages rustiques; elles sont soute-nues par des cariatides grotesques, sortes de termes rusti-ques qui rappellent les Atlantes de la grotte du jardin desPins à Fontainebleau.
Cette fantaisie assez particulière justifieraitpresque une attribution de cet ensemble à Hugues Sambin.compositeur fantaisiste et érudit, auteur de recueils demorceaux décoratifs de ce stvle qui vulgarisent les modèlesitaliens et inspirent les huchiers comme les architectes.
Bibliographie : Chaheuf : Dijon , Monuments et souvenirs ,p. 405. — Id. : Dijon à travers les âjjes, p. 171. — Kleinclausz : Diion ,p. 85, fig.
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Fig. 3". — Dijon: Maison Milsand. Arcades sur la cour
PI. LXVII et LXVIII. — Dijon. — Hôtel Fyotde Mimeure, 23, rue Amiral-Rottssin.
C’est ici une de ces grandes maisons de parlemen-taires dont la série se développe à Dijon dès le xvi e siècleet va s’accroître encore au siècle suivant : tels l’hôtel follyde Blaisy 'en partie reproduit Intr. h’g. \ 111, p. vi pourle xvi 1 ' et l’hôtel de Vogué pour le xvii c siècle. Celui-ci fut construit pour l’avocat Marc Fvot en i5ô2 et appartintà sa famille jusqu’en 1874.
Le style qui s’y déploie est sensiblement le même que dans la maison Milsand et l’on peut v cherchersans crainte l’influence, sinon la direction, de l’architecteur Hugues Sambin, de même que dans la maisonDubret au n" 8 de la rue du Bourg, ou dans tel autre fragment moins complet. Mais l'ampleur des proportionsdonne à la maison une tout autre allure que dans l’étroite façade de la maison Milsand.
Fe logis du reste n’a plus sa façade sur la rue: un simple porche s’y élève, précédant une courspacieuse au fond de laquelle se dresse l’hôtel. Sa façade qui comprend cinq baies régulières est flanquée,de plus, de deux petits pavillons carrés en saillie dont l’un contient l’escalier. Les proportions seront encoreplus magnifiques à l’hôtel de Vogué, mais le goût général ne gardera peut-être pas ce qui se voit encore icide tenue et d’harmonie riche et sobre’à la fois.
Bibliographie : Chaheuf : Dijon , Monuments et souvenirs, p. 408. — Id. : Dijon à travers les â^es, p. 173.
PL LXIX. — Dijon. — Maison, rue Vannerie, 66.
Voici un morceau célèbre sur une maison qui n’a, du reste, dans l’ensemble presque plus aucuneimportance. La porte en a été arrachée il y a peu d’années et transportée à quelque distance dans la même rue,à l’hôtel de Bretenières. L’échauguette elle-même a failli subir le même sort et s’en aller plus loin encore, maisun achat opportun de la maison par la municipalité, aidée par l’administration des Monuments historiques(cette opération a été réalisée aussi, récemment, pour l’hôtel Chambellan) en a heureusement assuré la conser-vation définitive.
La composition offre un mélange d’éléments classiques librement interprétés avec une vervesavoureuse et fantaisiste qui n’exclut pas le savoir et, à l’occasion, la correction. C’est un caractère assezspécial à l'art de Sambin que cette déformation volontaire qui est loin d’être le fait de la maladresse et del’ignorance.
Bibliographie : Voir ci-dessus et Daly : Motifs historiques d’archileelure, tome I, Stvle Henrv III, pi. 6.
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