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RENAISSANCE
MAISONS
MOTELS
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DIJON
PI. LXIV. — Dijon. — Hôtel Benigne Serre,
•59, rue Vannerie.
Cette construction se trouve aujourd’hui enclavéedans les jardins d’un grand hôtel du xviii' siècle quiappartint jadis à la famille Chartraire de Montigny, puisà celle de Bretenières. L’institution Saint-François-de-Sales y est installée aujourd’hui et, derrière la façade dece pavillon, a été élevée une chapelle.
C’est le reste d’une maison construite en i 5 qipour Benigne Serre qui fut président à la Chambre descomptes et dont les initiales B. S. et l’anagramme Bienregneres se retrouvent plusieurs fois dans la décoration.Saint François de Sales y logea en 1604 quand il vintprêcher le carême à la Sainte-Chapelle de Dijon; lamaison appartenait alors à Philippe de Villers.
La restauration actuelle a été dirigée parM. Suisse, architecte des monuments historiques. 11 estassez difficile de se rendre compte de ce qu’était la maisonà l’origine. Ce portique ouvert, aux arcades surbaissées,surmonté d’un rang de fenêtres de médiocre importance,bien qu’il semble aujourd’hui la façade même du pavillon,nous fait songer aux galeries latérales, que nous avonssi souvent rencontrées, reliant deux corps de bâtimentà l’extrémité desquelles débouche un escalier à vis,comme on le voit précisément ici même.
Quoi qu'il en soit, le caractère de sobre élégance de l’ensemble en fait un spécimen du goût quiévolue très nettement vers le classique à la fin du règne de François F 1 . Les six médaillons qui se trouventdeux par deux au-dessus de chaque arcade dans les écoinçons et qui représentent, de gauche à droite, Herculeet le lion, Arion sur le dauphin, un cheval libre, Hercule et Antée, enfin deux cavaliers sont bien certainementimités de plaquettes italiennes assez habilement traduites dans la pierre. Le style, surtout des quatre pilastrescannelés qui rythment le rez-de-chaussée, est d’un goût très pur et très sévère.
Fig. 36. — Dijon : Hôtel Benigne SerreRelevé de la façade
Bibliographie : Chabeuf : Dijon, Monuments et souvenirs.
Le plan et l’élévation que nous publions ci-contre ont été exécutés en 1875 par M. Selmersheim pour la Commissiondes Monuments historiques.
PL LXV et LXVI. — Dijon. — Maison Milsand, 38, rue des Forges.
Cette maison, datée de 1 56 1, qui fut un moment une annexe de l’hôtel Chambellan, puis appartintà la famille Maillard pour être enfin occupée par le pharmacien Milsand qui en dénatura le rez-de-chausséeau début du xix e siècle par l’installation de sa boutique, est un des plus typiques parmi les vieux logis dijonnaisde la Renaissance. On y retrouve le plan sur terrain étroit, avec couloir desservant latéralement la courarrière. L’escalier est rejeté au bout de ce couloir; mais il occupe, au lieu de la tourelle d’autrefois, unesorte d’aile à lui seul, car la mode des escaliers à vis commence à passer et celui-ci se développe sur unbeaucoup plus grand espace.
L’ornementation, abondamment répandue sur la façade de la rue, où s’entassent les frontons coupés,les guirlandes, les masques de femmes et les mufles de lions, est beaucoup plus sobre sur la cour qui est aucontraire d’une discrétion et d’une élégance un peu nue assez remarquable.
Cette cour comporte cependant, vers le fond à droite, un motif de décor d’un goût assez lourd maisd’un parti pris italien bien significatif : ce sont des arcades en plein cintre plaquées en décor contre le mur
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