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3 [1913]
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RENAISSANCE

MAISONS

MOTELS

MAISON

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DIJON

PI. LXIV. Dijon. Hôtel Benigne Serre,

59, rue Vannerie.

Cette construction se trouve aujourdhui enclavéedans les jardins dun grand hôtel du xviii' siècle quiappartint jadis à la famille Chartraire de Montigny, puisà celle de Bretenières. Linstitution Saint-François-de-Sales y est installée aujourdhui et, derrière la façade dece pavillon, a été élevée une chapelle.

Cest le reste dune maison construite en i 5 qipour Benigne Serre qui fut président à la Chambre descomptes et dont les initiales B. S. et lanagramme Bienregneres se retrouvent plusieurs fois dans la décoration.Saint François de Sales y logea en 1604 quand il vintprêcher le carême à la Sainte-Chapelle de Dijon; lamaison appartenait alors à Philippe de Villers.

La restauration actuelle a été dirigée parM. Suisse, architecte des monuments historiques. 11 estassez difficile de se rendre compte de ce quétait la maisonà lorigine. Ce portique ouvert, aux arcades surbaissées,surmonté dun rang de fenêtres de médiocre importance,bien quil semble aujourdhui la façade même du pavillon,nous fait songer aux galeries latérales, que nous avonssi souvent rencontrées, reliant deux corps de bâtimentà lextrémité desquelles débouche un escalier à vis,comme on le voit précisément ici même.

Quoi qu'il en soit, le caractère de sobre élégance de lensemble en fait un spécimen du goût quiévolue très nettement vers le classique à la fin du règne de François F 1 . Les six médaillons qui se trouventdeux par deux au-dessus de chaque arcade dans les écoinçons et qui représentent, de gauche à droite, Herculeet le lion, Arion sur le dauphin, un cheval libre, Hercule et Antée, enfin deux cavaliers sont bien certainementimités de plaquettes italiennes assez habilement traduites dans la pierre. Le style, surtout des quatre pilastrescannelés qui rythment le rez-de-chaussée, est dun goût très pur et très sévère.

Fig. 36. Dijon : Hôtel Benigne SerreRelevé de la façade

Bibliographie : Chabeuf : Dijon, Monuments et souvenirs.

Le plan et lélévation que nous publions ci-contre ont été exécutés en 1875 par M. Selmersheim pour la Commissiondes Monuments historiques.

PL LXV et LXVI. Dijon. Maison Milsand, 38, rue des Forges.

Cette maison, datée de 1 56 1, qui fut un moment une annexe de lhôtel Chambellan, puis appartintà la famille Maillard pour être enfin occupée par le pharmacien Milsand qui en dénatura le rez-de-chausséeau début du xix e siècle par linstallation de sa boutique, est un des plus typiques parmi les vieux logis dijonnaisde la Renaissance. On y retrouve le plan sur terrain étroit, avec couloir desservant latéralement la courarrière. Lescalier est rejeté au bout de ce couloir; mais il occupe, au lieu de la tourelle dautrefois, unesorte daile à lui seul, car la mode des escaliers à vis commence à passer et celui-ci se développe sur unbeaucoup plus grand espace.

Lornementation, abondamment répandue sur la façade de la rue, sentassent les frontons coupés,les guirlandes, les masques de femmes et les mufles de lions, est beaucoup plus sobre sur la cour qui est aucontraire dune discrétion et dune élégance un peu nue assez remarquable.

Cette cour comporte cependant, vers le fond à droite, un motif de décor dun goût assez lourd maisdun parti pris italien bien significatif : ce sont des arcades en plein cintre plaquées en décor contre le mur

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