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3 [1913]
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HOTELS

ET MAISONS DE LA RENAISSANCE

Fig. 22 .

- Brive : Hotki. de la LabanchePlan du premier etage

de colonnes classiques; mais -chaque palier est couronné parune voûte à la gothique dont les nervures reposent sur desculots décorés danimaux ou de figures de très bon style.Nous avons trouvé déjà une disposition analogue dans unescalier de Villefranche-de-Rouergue ltome 11, pl. LXXXI.)

Cependant lensemble de la décoration est presqueclassique; ainsi la porte de lescalier sous la galerie, avecses colonnes corinthiennes, son entablement orné de triglvpheset de bucrànes et son fronton garni de modillons; ainsilencadrement des fenêtres du premier étage au dessus dela galerie; il faut remarquer toutefois combien la disposi-tion des baies est irrégulière par rapport à celle des arcadesde la galerie. Au dessus et au dessous de ces fenêtresparaissent des bustes saillants d'un grand caractère maisplutôt réalistes dintention; ils nont pas autant que ceux duchâteau de Montai laccent de portraits exacts et il y en aplusieurs qui sont certainement de pure fantaisie ; maisaucun ne reproduit simplement ces formules italiennesbanales, véritables passe-partout que lon rencontre surles maisons, les châteaux et même les églises du temps.

On remarque aussi, sur le pavillon, la grande lucarne très ornée que reproduit notre planche XL1 ainsique de hautes souches de cheminées qui se parent dune superposition de pilastres régulièrement disposés etdessinés selon les formules de la Renaissance classique (fig. 201 .

lui fi n, à l'intérieur, deux très belles cheminées enrichissent les salles du pavillon, lune au rez-de-chaussée(pl. XL111 j a son manteau décoré très simplement par un grand arc de décharge; cest un parti que nous retrou-verons sur une cheminée de Toulouse. Sur le linteau, un écusson est supporté par deux génies nus dunmouvement vif et spirituel; le reste nest que décor ornemental, mais d'une très savoureuse exécution.

Lautre cheminée (fig. 24 ) présente un décor plus ambitieux et une traduction moins heureusedes motifs en vogue. Le manteau comprend deux registres. Celui du haut, encadré de eolonnettes corin-thiennes, présente un cartouche flanqué de génies nus et de masques: celui du bas est décoré d'une frisereprésentant des combattants à pied et à cheval ; cest quelque sarcophage antique qui a servi de modèle, à toutle moins de point de départ, à cette composition; mais la tra-duction, exécutée sans doute seulement daprès quelque dessinou gravure, est assez gauche et lourde. En somme, ici commepresque partout dans cette maison, lambition de se rappro-cher du modèle classique est très nette et très accusée; maisil y a bien des défaillances et des interprétations maladroites:telle celle des triglvphes de la porte de lescalier dont lesgouttes tombent régulièrement à côté des canaux dont ellesdevraient être le complément (voir pl. XLI1).

Bibliographie : A. de Roumejoux : Bulletin de la Société scien-tifique et archéologique de ta Corrèze , t. XII, p. 23. Bulletin monumental ,t. LV, p. 467-501. Congrès archéologique de France, 1890, p. 36-39.

Nous devons les plans reproduits ci-contre à la complaisancede M. Macarit, architecte à Brives.

PL XL1V. Toulouse. Hôtel de Jean de Bagis,

25, rue de la Dalbade.

Cet hôtel, dont le corps de logis antérieur est bienconnu sous le nom de Maison de Pierre , est surtout célèbre ,,

riG. 23. Brive : Hôtel de la Labanche

à Toulouse pour ses surabondantes décorations sculpturales Palier de l'escalier