HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE
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Fig. 20. — Brive : Hôtel de la LabancheExtrémité de l’aile
Cependant, au N° 9 et au N° 21 de la rue du Temple onremarque encore des restes de galerie ou de péristyle àcolonnettes dont le style classique indique la secondemoitié du xvi' siècle.
Cette maison de la rue du Consulat, n° 22, trèssimple et rude d’aspect, avec ses fenêtres carrées et sesgrands murs nus, offre une combinaison de grand escaliermonumental assez curieuse et rare. L’escalier est à ram-pes droites et sur plan carré; les rampes laissent entreelles, comme un noyau, un massif de maçonnerie compre-nant un petit réduit à chaque étage. Les paliers formentde grands balcons soutenus au premier sur des nervures,au second sur de grandes consoles, au troisième sur despoutres. L’effet d’ensemble est pittoresque; la date, d’ail-leurs, est assez incertaine.
Pl. XXXIX à XLII 1 . — Brive. — Hôtel de laLabanche ( Ancien Séminaire) rue Blaise-Raynal.
Cet hôtel, dont l’histoire malheureusement nousest assez mal connue, forme un ensemble important,d’une qualité d’architecture et de décoration sculpturaletrès exceptionnelle dans la ville de Brive qui contient
pourtant un certain nombre des vieilles maisons datant approximativement de la même époque; l’on doitpenser forcément ici à quelque constructeur et à quelque atelier de sculpteurs appelé d’une province plus oumoins lointaine et, de fait, l’on a évoqué souvent, à propos de cette construction, l’inffuence rayonnante de l’Ecolede la Loire. Nous songerions plutôt, pour nous, à quelque atelier du Sud du Plateau central comme ceuxqui travaillent dans le Rouergue, à Bournazel et à Graves, sous la direction d’un Baduel ou d’un GuillaumeLyssorgues, voire aux ateliers toulousains que nous allons aborder tout-à-l’heure.
Comme possesseurs de l’hôtel, on cite les familles Calvimont, Dumas (c’est celle-ci qui l’occupaitau temps de Louis XIII, lequel y fut reçu par le président Dumas à son retour du siège de Montauban).Sahugait, Damarzit, de Verlhac. C’est M. de Corn, gendre de M. de Verlhac, qui vendit l’hôtel versle milieu du xix' siècle à Mgr de Mailhet, évêque de Tulle, pour y installer le petit séminaire. Depuis,la ville en est devenue propriétaire en 1911 et compte y installer un musée.
L’ensemble, du reste, est assez diminué et défiguréaujourd’hui. La façade sur la rue (en haut du plan ci-contre)n’a plus aucun caractère; mais le revers de ce bâtiment (voirpl. XXXIX), et surtout l’aile qui se dresse perpendiculaire-ment à celui-ci et se termine par un fort pavillon (fig. 20)forment encore un très beau morceau d’architecture et dedécoration qui dénotent à peu près l’époque de Henri ILCette aile perpendiculaire n’est pas une simplegalerie, comme dans telle ou telle maison que nous avons purencontrer, mais un bâtiment aussi épais que celui de lafaçade, contenant une grande salle à chaque étage, un be\escalier à rampes droites et dans le pavillon terminal delarges pièces plus richement décorées encore que les autresqui paraissent même avoir été les pièces d’apparat de lademeure. Une galerie à arcades cintrées règne au rez-de-chaussée, formant un ample péristyle sur lequel aboutit lac , wr porte cochère et qui va jusqu’à la porte de l’escalier.
.. D .1 , Cet escalier est à rampes droites et occupe toute
riG. 21. — drive : Motel de la Labanche r r
Plan du rez-de-chaussée la profondeur du bâtiment. Le mur de refend est décoré
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