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3 [1913]
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ici, par des colonnes saillantes et par des cariatides engainées, lune dhomme, lautre de femme. Len-

vation des trois ordres différents enseignés par Vitruve. Mais cette ordonnance a quelque chose encore dassezfactice; elle est toute décorative et vient se plaquer sur une façade avec laquelle elle se relie assez mal.

Bibliographie : A. Clerval : Chartres , sa cathédrale, ses monuments. Chartres, 1896, p. 187. Sauvageot : Hôtels , Palais etChâteaux de France.

PI. XXIII. Blois. Maison, 1, rue Pierre de Blois.

La grande prospérité et la grande activité architecturale qui sétait manifestée à Blois pendant le pre-

tourelle de lhôtel Hurault montrent cependant des morceaux qui peuvent être assez postérieurs aux grandstravaux du château; lhôtel de la rue Chemonton, connu sous le nom dhôtel de Guise, est aussi un exemplede style plus avancé et plus classique. Mais aucun autre morceau ne donne aussi complètement que celui-ci

dont il faisait langle, quelques fenêtres anciennes; mais il est difficile de dire si le morceau que nous repro-duisons accompagnait un ensemble du même goût ou si cétait un hors-dœuvre ajouté sur un corps plusancien. Nous pencherions plutôt pour cette dernière hypothèse ( 1 ).

Le décor de cette porte est en tous cas très typique de lemploi nouveau des éléments antiques, encoreassez mal combinés du reste et assez fantaisiste. Il est certain en effet que, si la porte elle-même avec son plein

cintre flanqué de ses deux pilastres nus, avec ses rosaces dans les écoinçons,est assez correcte, le couronnement qui encadre limposte et rejette très haut

personne qui la possédait vers le milieu du xvm e siècle : cétait un nommé Letort Robin, marchand-fabricant.

Larchitecte, suivant une disposition déjà rencontrée à cette époque, plaça le corps principal de lhabi-

tation sur toute la largeur du terrain, un peu en arrière de la rue. mais il y ajouta un pavillon fort important quivint former pignon sur rue et ménagea cependant dans langle des deux bâtiments une petite cour fermée sur la

semble constitue une triple ordonnance de caractère très classique larchitecte a négligé toutefois lobser-

mier tiers du xv e siècle sarrête vers le milieu du règne de François I er . La porte de lhôtel de Jassaud, la

limpression dappartenir sans conteste à lépoque de Henri II. Il se trouve malheureusement sur la façadedun immeuble très modernisé du bas de la rue Pierre-de-Blois. Cet immeuble présente encore sur la rue

COUR

5M PL XXIV. Tours. Hôtel, 7, me des Cerisiers.

un fronton trop petit, supporté par deux consoles trop grandes accompagnéesde ces deux volutes, en forme de profils de masques barbus et joviaux, nestpas dune architecture très savante. Une certaine puissance de verve décorativesy remarque toutefois et une bonne volonté enthousiaste pour le renouvel-lement des thèmes gréco-romains que souligne peut-être l'inscription du lin-teau : USE VETERA NOVA , inscription que lon a proposé ingénieusementde traduire : Avec le temps, ce qui était vieux redevient neuf.

Bibliographie : De la Saussaye : Histoire de Blois. Bournon : Blois et Chambord(Villes d'art célèbres), p. 95.

Cest dans le voisinage immédiat de la maison de Pierre Dupuy,longuement analysée dans notre Tome I, que se trouve cette habitation, plusjeune de près dun siècle, qui nous prouve tout dabord que ce quartier deTours situé entre la basilique de Saint-Martin et la Loire, si déchu aujourdhui,était encore à la fin du xvi e siècle un centre de grande bourgeoisie et dhabita-tions luxueuses.

Fig. 16. Tours : Hotei.

7, rue des CerisiersPlan du rez-de-chaussée

Le terrain sur lequel est bâti cet hôtel dépendait en partie du fiefdu cellerier de Saint-Martin. On ne sait rien malheureusement de lorigine

de la demeure. M. de Clérambault a seulement rencontré aux Archives dIndre-et-Loire le nom de la

(1). Lensemble de cette porte a été, depuis que notre photographie a été prise, sensiblement restauré et une partie des

sculptures refaite.