HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE
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PI. XXI. — Chàteaudun. — Maison, i=i, rue Cuirasserie.
Cette maison a l’avantage, assez rare dans ce genre d’éditices, d’être datée.
La date de iS’j’j se lit au-dessus de la fenêtre de la tourelle. C’est une maison,d’ailleurs très simple, voisine de l’église de la Madeleine, où les dispositions tradi-tionnelles sont absolument conservées : le pignon, la tourelle formant réduit aupremier étage, la double baie du rez-de-chaussée, donnant côte à côte une entréeet une boutique largement ouverte, enfin, en arrière, l’escalier à vis faisantsaillie sur la cour.
Les parties arrière sont assez sommairement construites, l’escalier esten bois et tout le luxe de l’habitation consiste en cette façade de pierre très sobred’ornements sur laquelle vient s’accrocher la tourelle en encorbellementportée par des consoles; les fenêtres du premier étage se couronnent de frontons
réguliers et sans autres ornements que leurs moulurations: plus classiqueencore, la fenêtre du comble consiste en une double baie géminée inscrite entredeux pilastres cannelés d’ordre toscan sous un encorbellement et un frontonabsolument corrects.
Fig. i3. — Chateaudun :
Maison rue CuirasseriePlan du rez-de-chaussée
COUR
10 M
Bibliographie : A. Robert : Guide du Touriste à Chateaudun, 1903, pl. 17-18, (fig.)
PL XXII. — Chartres. — Maison de Claude Huvé io, rue Noël-Ballay.
La maison qui s’élève à Chartres au long de l’ancienne rue du Grand-Cerf et que l’on désigne couramment sous le nom de Maison du Médecin est unensemble assez composite dont le corps de logis antérieur formant pignon surrue, construit en pan de bois, montre encore quelques restes de pilastres et deconsoles datant du règne de François I er .
C’est à cette époque qu’appartient aussi le logis postérieur, au fond dela cour, où l’on remarque une jolie
RUE
Fig. 14. — Chartres :Maison de Claude HuvéPlan du rez-de-chaussée
porte décorée d’arabesques et unefenêtre à meneaux bien conservée.
Mais la partie qui nous inté-resse ici, c’est cette entrée ajoutée aulong du pignon antérieur, un certain nombre d’années sans douteaprès sa construction, sous Henri II ou peut-être même un peuplus tard. C’est un accroissement de la maison et un véritable hors-d’œuvre pour lequel le possesseur actuel de l’immeuble, le médecinClaude Huvé, fît appel à toutes les ressources de l’art antiquerenouvelé, à la mode à ce moment, et dans lequel il affirma en uneinscription solennelle un souci de gloire et de beauté bien typiqueaussi des idées du moment :
Sic construxit Claudius Huvé latros decori urbis acposlerilali consulens.
’ Tel est le contenu d’un vaste cartouche qui s’étale en placed’honneur au-dessus de la porte d’entrée. Celle-ci offre un pleincintre décoré par en dessous d’une grecque; elle est flanquée dedeux colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens, dont les modèlessont du style le plus correctement classique, ainsi que l’entablementqui se voit au-dessus et la corniche à denticules.
Les deux fenêtres superposées à cette porte si caractéris-tique sont décorées dans un goût identique. Elles ont encore gardécependant leurs meneaux traditionnels; mais elles se couronnentde frontons triangulaires au premier, cintrés au second, supportés,
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Fig. i5.— Chartres: Maison de Claude HuvéCouronnement de la façade