HOTELS ET MAISONS DE LA RENAISSANCE
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PI. XVIII et XIX. — Orléans. — Maison de la Coquille, rue de la Pierre-Percée.
C’est dans le voisinage des Halles comme la précédente, mais lamentablement entourée aujourd’hui,sur une petite rue étroite en contre-bas du quai, dite autrefois de la Roche-Passe-Loire et actuellementde la Pierre-Percée, que s’élève cette jolie et importante façade. Deux autres maisons anciennes s’élevaient
géminées de l’imposte et l’encadrement qui, au-dessus, met en vedette cette coquillequi est comme l’enseigne de la maison.
Parmi les constructions du style d’Androuet du Cerceau où la progression indiquée ci-dessus s’accuseencore davantage, ligure celle qui portait le n° 60 de la rue des Hôtelleries, (aujourd’hui 4, rue du Cerceau) etque la tradition attribue au grand architecte. Cette fois, c’est la superposition classique des ordres, dorique,ionique et corinthien, qui s’y accuse complètement, ce que nous n’avons encore remarqué nulle part dans nosédifices plus modestes, où l’on se contentait d’une vague interprétation du type corinthien. Plus tardivecertainement encore est cette curieuse maison des Oves ' 11, rue Saint-Annei que l’on attribue àBaptiste Androuet du Cerceau et qui nous montre l’exemple des lourdes et excessives fantaisies dela tin du xvi e siècle.
PI. XX. — Orléans. — Maison, 41, rue du Poirier.
C’est à la môme période qu’appartient ce joli motif qui se voit sur une construction aujourd’hui bana-lisée, de la rue du Poirier (dite jadis de l’Huis-de-Fer), mais dont la partie droite montre encore quelquesmorceaux du xv e siècle.
11 faut pour dater ce morceau faire abstraction du médaillon qui y paraît en place d’honneuret qui, malgré les commentaires auxquels il a donné lieu, nous parait une addition moderne représentantquelque fantaisiste Henri IY. Il ne faut guère tenir compte non plus de la lettre H de l’écusson qui semble
ne s’accorde en tous cas ni avec l’effigie ni avec le monogramme. Il nous semble, pour nous, être enprésence d’un morceau d’architecture de i 56 o à 1080; c’est un hors-d’œuvre, d’ailleurs, formant uneespèce de loggia, ou de passage couvert, avec un plafond à caissons joliment décoré à l’intérieur, mais dont
dans la même rue en face de la maison de la Coquille qui seule a été conservée. Elles ont été démolies en 1888
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et la façade de l’une d’elles a été reconstruite au revers du bâtiment neuf duM usée Historique (voir ci-contre la fig. 11 ).
La distribution de la façade de cette maison de la Coquille qui était, paraît-il.une ancienne commanderie relevée au xvi e siècle est presque identique à celle de la
précédente et nous n’y insisterons pas, non plus que sur le plan de l’habitation, aujour-
d’hui d’ailleurs beaucoup moins bien conservée et moins facilement reconnaissable.
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Notons seulement que le couloir du rez-de-chaussée existe encore, quel’escalier, en partie modifié au xvn' siècle, présente encore quelques restes à la partiesupérieure qui permettent de supposer que c’était une simple vis en bois enclavéedans le bâtiment; mais surtout qu’il subsiste encore dans deux des pièces qui àchaque étage s’éclairent l’une sur la rue, l’autre sur la cour, deux cheminées à grand
manteau nu soutenu par des pilastres très simples, mais ornés de classiques chapiteauxioniques ou corinthiens.
Le décor ornemental de la façade est, du reste, d’un caractère plus avancé etd’une sobriété plus forte et plus classique. En l’absence de tout renseignementhistorique, nous serions tentés de considérer cette seconde maison comme légèrementpostérieure à l’autre. Plus de petites figures nues fantaisistes; des pilastres plus saillants.
Maison rue PikrkePercée. Plan
Fig. 12. — Orléans:Maison rue Pikrke-Percée. Plandu rez-de-chaussée
Fig. 12.— Orléans: U ne frise de guirlandes un peu lourde au premier étage, des consoles d’un fort relief,
Maison rue Pikrke- dans l’entablement du rez-de-chaussée, de très beaux motifs enfin très sagement composés
du rez-de-chaussée dans le couronnement de la petite porte, avec les trois termes qui séparent les baies
Bibliographie : Voir la pl. XIV et Verdier et Cattois : Architecture civile et domestique ... T. II, p. 123.
avoir été refaite. Enfin la date de 1040 portée sur un caisson de la voûte intérieure est suspecte et
la destination s’explique mal dans l’état actuel du bâtiment. L’agencement décoratif en est agréable et l’efletpittoresque en justifie la célébrité.